Mardi 4 septembre 2 04 /09 /Sep 18:41

Oui Zorgblog, c'est terminé mais l'aventure continue sur la plateforme Wordpress. Je quitte Overblog avant tout pour trouver un second souffle. Ce n'est pas vraiment évident de faire vivre un blog pendant plusieurs années et depuis quelques temps (en fait 1 an et demi ^^) j'ai beaucoup de mal à suivre un rythme de parution correct.

 

StripByStrip est une nouvelle aventure qui, je l'espère, saura me remotiver. Zorgblog ne sera donc plus mis à jour à partir d'aujourd'hui.

Cependant soyez indulgent, le déménagement est en cours, et il me reste pas mal de cartons à ranger dans l'appartement Wordpress ^^

 

Maintenant tout se passe ici : (cliquez sur le visuel)

 

Entêtes chaland2 Wordpress


  http://stripbystrip.wordpress.com/

 


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Lundi 20 août 1 20 /08 /Août 06:00

5040 cLes mille et une vies d'un aspirant écrivain... et ses mille et une morts. Brás de Oliva Domingos, fils du célèbre écrivain brésilien, passe ses journées à chroniquer les morts de ses contemporains pour le grand quotidien de Sao Paulo... et ses nuits à rêver que sa vie commence enfin. Mais remarque-t-on seulement le jour où notre vie commence vraiment ? Cela commence-t-il à 21 ans, lorsque l'on rencontre la fille de ses rêves ? Ou au crépuscule de sa vie... [synopsis éditeur]

 

Daytripper et une pépite sortie tout droit de l'esprit fertile des deux frères Brésiliens, Fabio Moon (De: tales, Casanova: Gula) et Gabriel Ba ( Umbrella Academy). Cette collaboration fraternelle à donné naissance à un chef d'oeuvre (car il n'y a pas d'autres mots) qui retrace la vie d'un homme au travers des différentes étapes de sa vie. Mais c'est aussi et surtout une oeuvre personnelle qui vous amènes à un questionnement, une introspection. C'est une réflexion sur le vie, la mort, votre rapport à la famille, sur l'amitié également... Daytripper est avant tout un récit sur l'importance de vivre sa vie pleinement chaque jour, et de profiter de chaque instant, car ce sont peut-être les derniers... faire des choix, vivre, et ne jamais rien regretter... facile à dire.

 

La structure du scénario de cet album est une des plus originales qui m'a été donnée de voir jusqu'à aujourd'hui.Daytripper-7   les deux auteurs ont décidé de présenter leur personnage à différentes époques de sa vie en ponctuant chacune de ces phases par la mort de Brás (il meurt chaque fois de différentes manières et à différents âges). Du coup il est assez difficile en début de lecture de créer un lien narratif entre les événements de la vie de Brás. Et pourtant en refermant le livre, l'on découvre que tout s'est mis en place de manière très fluide sans s'en être réellement rendu compte. Comme si la vie de Brás n'était juste qu'un fil rouge dans ce récit entrecoupé de ses hypothétiques morts. D'ailleurs toutes ces morts sont liées aux choix que fait le personnage. Vous savez, tous ces choix que nous avons fait nous même et qui ne nous apparaissaient pas forcément comme existentiel dans l'instant, mais qui peuvent avoir un impact important (positif ou négatif) sur notre avenir...

 

[...] Brás: Et si je rate mon entretien d'embauche parce qu'on est restés ici, juste à cause d'une fille ? 

Jorge: Et si tu ratais cette fille à cause d'un entretien d'embauche ? T'inquiètes. Elle va venir. [...]

 

4027421525 d95b5191f1 oGraphiquement, là aussi, la qualité est au rendez-vous, le dessin de Gabriel Bà (avec Fabio Moon) est toujours aussi bon. Son trait est sublimé par la mise en couleur très juste de Dave Stewart (B.P.R.D, Criminal). ce qui m'a vraiment séduit ce sont ces dégradés de couleurs lorsqu'il s'agit d'illustrer les magnifiques couchés de soleil et les prairies Brésiliennes. A ce sujet vous pourrez contempler tout le nuancier des verts et des teintes orangées.  Le tout est présenté dans une bien belle édition. Car il faut également souligner la qualité du travail de l'éditeur Urban Comics (filiale de Dargaud) qui place la collection vertigo de plus en plus comme un gage de qualité. 

 

Difficile de donner un avis véritablement complet sur cet album car il y aura autant de vision et d'interprétation que de lecteurs. Chacun aura une relation, un regard différent vis-à-vis de cette oeuvre en fonction du déroulement de sa propre existence, de ses expériences heureuses ou malheureuses.

 

Daytripper est un album que j'ai refermé en me disant que je venais de prendre une claque. Une lecture dont on sort transformé, qui ne vous laisse pas indifférent en tout cas, vous touche et vous amène forcément à un questionnement sur votre propre existence. Peut de BD m'ont troublé à ce point et c'est pourquoi Daytripper est un album fabuleux à mes yeux. L'incontournable de cette année. J'ai même envie de dire, qu'à mon avis, Daytripper serait un digne successeur aux chroniques de Jérusalem (Guy Delisle) pour Angoulême 2013.

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Daytripper

5040 cDe Fabio Moon et Gabriel Bà 

Edité par Urban Comics / 2012

Planches: 252



Baladez-vous sur...

Le site d'Urban comicset visionnez une interview  des auteurs.

 

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Jeudi 2 août 4 02 /08 /Août 06:00

thermae-romae-t1Thermae Romae c'est l'un des mangas les plus vendu au monde dans l'année 2011 (36 ème au classement selon le très respecté magazine Gekkan Nikkei Entertainment (voir le site Manga news), bien loin derrière les indétronables One piece et autre Naruto mais devant des séries comme Negima ou Switch Girl. Une position pour le moins intrigante lorsque l'on lit le pitch de la série, mais que je comprends mieux après la lecture des 3 premiers volumes de cette nouveauté sortie en France depuis mars 2012.

 

Le récit de Thermae Romae se déroule à Rome sous le règne de l'empereur Hadrien. A cette époque le calme règne plus ou moins sur l'empire malgré quelques mouvements à l'intérieur du pays. Rome est à son apogée territoriale et malgré une gestion despotique du pouvoir, l'empereur Hadrien n'est pas un grand amateur de la guerre. Ce qu'il l'intéresse avant tout c'est de faire de Rome la ville des arts et de la culture.

C'est dans ce décorum que l'on va suivre Lucius Modestus, un jeune architecte, dont la spécialité est la construction des bains qu'ils soient publiques ou privés. Le problème, c'est que Lucius n'a plus beaucoup d'idées originales et il a était poussé à la porte par son maître Apollodore (grand architecte de l'empereur Trajan, le prédécesseur d'Hadrien). Ses constructions sont considérées comme trop classiques aux yeux de ses contemporains qui cherchent de la nouveauté et cette situation à évidemment un impact direct sur sa situation familiale.

Cependant sa vie va être complètement bouleversée lorsqu'un jour, décidant d'aller se baigner aux thermes pour s'y décontracter, il est violemment aspiré dans le fond du bassin. Puis en quelques secondes par un inexplicable procédé, Lucius ressurgit, projeté en plein Japon du 21e siècle. D'abord déconcerté par ce qui vient de lui arriver, il va vite découvrir que cette civilisation Japonaise (Lucius les appelles les "visages plats") a une avance technologique considérable sur Rome. Lucius va donc faire régulièrement des aller-retour temporel entre le 21e siècle et la Rome antique afin de ramener une foule d'idées et d'objets qui vont faire de lui, petit à petit, l'architecte le plus en vogue de l'empire.

 

file L'idée de Mari Yamazaki lorsqu'elle a décidé de créer ce manga à été de mettre en parallèle deux cultures dans lesquelles les bains et les thermes tiennent une place prépondérante. Il est cependant plus juste de dire que les thermes étaient très prisé dans la Rome antique alors que cette tradition est encore largement inscrite dans la culture Nipponne. Et pour comprendre pourquoi l'auteure à décidé de lancer une série sur ce sujet, il faut d'abord lire la biographie de Mari Yamazaki, elle qui, Japonaise de naissance, à passé également une bonne partie de sa vie en Europe et plus particulièrement en Italie pour y étudier la peinture aux beaux-arts de Florence (lire sa biographie chez Casterman). Voilà qui peut expliquer pourquoi elle a finalement voulu raconter ce qu'elle a elle-même pu constater lors de son apprentissage des arts Italiens.


Je vous le dis tout de suite, je ne vais peut-être pas être le plus objectif des lecteurs pour donner un avis sur lethermae romae image1 début de cette série (quoique) car j'ai lu les deux premiers tomes avant de partir pour le Japon au mois d'avril et le troisième à mon retour. Alors évidemment lire Thermae Romae, m'a rappelé d'excellents souvenirs, ayant testé moi-même les bains, et autres onsens (les sources d'eau chaudes naturelles) à Yufuin dans la région d'Oita. Personnellement j'aime beaucoup cette série même si je lui trouve quelques défauts. La principale qualité du manga de Mari Yamazaki tient dans cette faculté à vous instruire. Franchement c'est une mine d'informations pour qui veut découvrir la culture Japonaise mais aussi l'histoire de l'empire Romain. Il y a des informations sur pratiquement toutes les pages et je ne vous parles pas (si je vous en parle quand même ^^) des excellentes doubles pages que l'on trouve régulièrement dans chaque manga et où Mari Yamazaki mêle informations culturelles et anecdotes personnelles. Là est le côté très positif de Thermae Romae, on apprends pas mal de choses.

Pourtant, et je vous le disais plus haut, cette série ne possède pas que des qualités. Elle a ce côté un peu répétitif. Je m'explique. En réalité l'auteure utilise toujours la même trame scénaristique : Lucius  reçoit une demande pour construire des thermes, il est confronté à un problème, il tombe à l'eau (généralement tout seul comme un grand ^^), il arrive au pays du soleil levant, découvre la solution à son problème puis revient à Rome (toujours en ce cassant la figure dans l'eau) pour mettre en oeuvre ce qu'il a vu, et tout le monde le glorifie. Vu comme ça, vous allez penser que je schématise, et bien pas tant que ça. Il y a bien ça et là un début de conspiration qui se met en place contre notre héros. Oui, être le meilleur, ça attise les jalousies, et d'autant plus lorsque l'on devient le favori de l'empereur. Mais même dans ce cas il s'en sort en glissant à la flotte...

Bref voilà quand même le défaut majeur de cette série... c'est un peu trop répétitif. Ce qui me rassure c'est qu'il n'y a que 6 volumes de prévu. Côté dessin, pas grand chose à dire, mis à part quelques petits défauts de proportion de temps en temps. Les décors sont correctement réalisés, et dans l'ensemble j'aime bien le trait le Mari Yamazaki.

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Pour conclure, je dirais que Thermae Romae est un manga destiné avant tout aux lecteurs qui souhaitent découvrir cette partie de la culture Japonaise liée aux bains et a l'hygiène de vie au Japon en général (car l'on parle aussi de nourriture ou de toilettes dans Thermae Romae). Si vous aimez l'histoire, vous pourrez également y trouver votre compte. Sinon, j'ai envie de dire, passez votre chemin sauf bien sûr si vous êtes curieux(ses). J'apprécie cette série, et je réussis à passé outre le côté répétitif pour apprécier le côté historique et culturel mais je ne pense pas que tout le monde sera dans ce cas.

 

Thermae Romae Tomes I, II, III

thermae-romae-t1album-cover-large-161789782203050822De Mari Yamazaki 

Edité par Casterman (Sakka) / 2012

Planches: 180 par tome



 

Thermae-Romae-vostfrBaladez-vous sur...

Le site " journal du Japon" où vous pouvez lire une excellente interview de Mari Yamazaki qui revient sur le succès de la série au Japon.

 You tube et l'épisode 1 (VOSTA) de Thermae Romae en anime ! (au passage je trouve la réalisation un peu bizarre) - Pas très légal tout ça, mais amusant.



 

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Mardi 31 juillet 2 31 /07 /Juil 06:00

CourtneyCrumrin1 18102004 Courtney Crumrin déménage. Et ce n'est pas fait pour lui faire plaisir. Après avoir vécu des années au-dessus de leurs moyens, son père et sa mère ont enfin trouvé une solution à leurs difficultés financières. Ils partent en banlieue, dans la maison de leur très riche oncle, le Professeur Aloysius Crumrin. L'immense manoir victorien du vieux Crumrin ne détonne pas dans le quartier huppé de Hillsborough. Toutefois, Courtney va bientôt découvrir que l'oncle Aloysius a une sinistre réputation et que de sombres rumeurs courent sur lui et sa maison. Et, bien que cet arrangement donne à ses parents l'apparente ascension sociale qu'ils désirent tant, Courtney a pour sa part l'impression d'atterrir en plein cauchemar. Un cauchemar où elle se voit rejetée par ses camarades de classe plus aisés. Et comme si ça ne suffisait pas, le vieux manoir poussiéreux semble abriter des créatures encore plus étranges que son père, sa mère ou l'oncle Aloysius. Elles rampent dans les couloirs sombres. Elles rongent des os dans les coins. Et parfois, elles grimpent sur le lit et observent Courtney pendant qu'elle dort. Son père et sa mère ne les remarquent même pas, mais l'oncle Aloysius sait tout sur elles. Il les appelle ..." les Choses de la Nuit." [Quatrième de couverture - Tome 1]

 

Si vous parcourez le web à la recherche d'infos sur cette série vous allez tomber sur bon nombre de chroniqueurs qui comparent l'univers sombre développé par Ted Naifeh dans Courtney Crumrin  à celui de Tim Burton, et c'est vrai que le parallèle est justifié. A tel point que je me demande pourquoi (j'ai mon idée quand même) l'éditeur Akileos (et l'auteur) ont décidé de sortir une version couleur alors que je trouve (et je ne dois pas être le seul) le noir et blanc bien plus approprié ici... Qui plus est dans une collection intitulée "regard noir & blanc"... Mais passons !

 

9782915168136 2Cet article porte donc sur les deux premiers tomes de cette série. Le tome 1, Courtney Crumrin et les choses de la nuit, est une belle introduction à l'univers sombre de Courtney. On y aperçoit l'essentiel des personnages qui vont graviter autour de la jeune fille. Petit à petit l'on découvre que le fameux oncle Aloysius qui faisait si peur à Courtney, n'est pas vraiment le tortionnaire imaginé et qu'il va au contraire se révéler être la seule véritable personne de confiance à qui la jeune fille pourra se confier. Car le monde des sorciers et plus particulièrement ce petit quartier au allures bourgeoises de Hillsborough n'est pas vraiment un havre de paix pour qui s'y aventure la nuit. D'ailleurs il est de notoriété publique que la forêt est un endroit dangereux où vivent bon nombres de créatures peu amicales.

 

Des créatures comme Butterworm le gobelin, un personnage étrange connaissant parfaitement la forêt et les I-Grande-38137-courtney-crumrin-t2-assemblee-sorciers.net créatures de la nuit et qui semble craindre Courtney, ou encore l'énigmatique Boo, le chat qui parle.

Au fur et à mesure que l'on avance dans le récit, Courtney va apprendre à apprivoiser ce monde tout en se méfiant du bestiaire qui peuple la forêt. Cet apprentissage continue dans le tome 2, "Courtney Crumrin et l'assemblée des sorciers". Un second volume dans lequel l'auteur délaisse un peu le côté "social" pour se concentrer sur l'aspect fantastique. Pourquoi social ? Parce que le premier volume pose également les bases de la vie dite "normale" de Courtney, sa vie scolaire et ses déboires, sa relation avec ses parents, etc... Et puis, quelque part, lire Courtney Crumrin, c'est aussi un peu faire face à ces peurs d'enfant que nous avons tous eu, celle des monstres sous notre lit par exemple ou la peur du noir et des endroits lugubres. 

Alors que le tome 2 permet à Ted Naifeh de développer un peu plus le personnage de Boo, d'en savoir un peu plus aussi sur l'oncle Aloysius et introduire un nouveau protagoniste qui semble devoir prendre de l'importance dans la suite de la série. 

 

Côté dessin, Ted Naifeh (GloomCookie, Mortis Junior) s'en donne à coeur joie au travers de grandes cases, voire même en pleine page ou double page . Ce qui permet d'apprécier quelques scènes bien impressionnantes. Le trait reste simple, agréable, et l'on retrouve l'univers graphique de Ted Naifeh

 

Si vous aimez ces ambiances sombres, gothiques mais sans vraiment être glauque non plus, avec un bonne dose de fantastique, vous apprécierez la lecture des aventures de cet attachant personnage qu'est Courtney Crumrin.


1. Courtney Crumrin et les choses de la nuit

  2. Courtney Crumrin et l'assemblée des sorciers

CourtneyCrumrin1 18102004I-Grande-38137-courtney-crumrin-t2-assemblee-sorciers.netDe Ted Naifeh 

Edité par Akiléos / 2004 / 2005

Planches: 130



 

Baladez-vous sur...

Le site de Ted Naifeh


 

naifeh courtneycrumrin

 

 


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Mardi 24 juillet 2 24 /07 /Juil 06:00

73304-23-4153-6-96-8 73304-23-4153-6-96-8 est le titre un peu barbare et pour le moins mystérieux de l'une des BD de Thomas Ott (ou T.O.T.T pour les connaisseurs). Personnellement, je découvre cet auteur au style graphique reconnaissable entre milles, grâce (encore une fois) à mes amis de K.BD.

 

73304-23-4153-6-96-8, c'est le numéro qui est inscrit sur un petit bout de papier que possède un condamné à mort. Il le garde précieusement dans sa bible en attendant son exécution. Le jour de sa mort, sur la chaise électrique, celui-ci laisse tomber le papier. Peu après l'évacuation du cadavre, le bourreau découvre et ramasse le papier qu'il met machinalement dans sa poche.

Le lendemain matin, le bourreau repère un chien errant devant chez lui. Ce même chien viendra quelques temps plus tard attendre devant sa porte. Attendrit, il le fait entrer chez lui et le nourrit. L'homme remarque alors le numéro tatouer sur l'oreille du chien... 73304... Ainsi que son nom... Lucky... La chance à telle tourné pour lui, pas sûr.

 

Thomas Ott (Tales of error, la bête à cinq doigts) est un auteur qui a su développer un univers pour le moinsnombre déroutant et lugubre (son site internet en ait un exemple flagrant). Cet album est angoissant, d'abord par son aspect graphique, le noir est omniprésent. Un résultat qu'obtient l'auteur grâce à la technique dite "de la carte à gratter" (scratchboard) qui consiste à, ni plus ni moins, que de graver une surface cartonnée enduite de différents produit dont de l'encre de chine (je vous laisse vadrouiller sur wiki pour en savoir plus). Les pages elles-mêmes sont noires afin d'assombrir un maximum le récit.

Cette sensation oppressante vient également du fait que la BD est muette. Et pour le coup, c'est une excellente nouvelle pour le lecteur, car cela m'a permis de me focaliser sur les cases, de fouiller dans les arrières plans à la recherche de quelques subtilités. Et franchement, même s'il n'y a pas de texte, j'ai passé pas mal de temps à contempler la technique de Thomas Ott, tant son travail sur le cadrage est également très recherché.

 

Mais derrière le graphisme, il y a forcément un récit, un message qu'il serait dommage d'éluder. Habitué à traiter cette thématique de la peine de mort, l'auteur porte ici un regard cynique sur cet homme chargé de donner la mort, pas forcément passionné par son travail (mais peut-on éprouver de la passion lorsque l'on donne la mort ?), et attiré par la promesse d'une autre vie que celle rythmée par les exécutions. L'auteur fait preuve de cruauté envers son personnage, et la petite phrase en début d'album prend tout son sens une fois l'album refermé.

 

"Good people are always so sure they're right"

 

73304-23-4153-6-96-8 est un album sinistre mais dans lequel le récit est mené de façon magistrale. L'auteur réussit à nous plonger dans son univers grâce à des planches somptueuses et un cadrage cinématographique. 73304-23-4153-6-96-8 est une expérience différente de ce que l'on peut avoir généralement en BD. Une belle découverte.

 

73304-23-4153-6-96-8 

73304-23-4153-6-96-8De Thomas Ott 

Edité par l'Association / 2008

Planches: 140



 

Baladez-vous sur...

Le site de Thomas Ott

Le bar à BD de Mo'

Le site IDDBD de David

La tanière du Champi


 

PlancheS 17705

 

 

 


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Mardi 26 juin 2 26 /06 /Juin 07:00

1 largeBonne nuit Punpun nous raconte les aventures du quotidien d’un jeune garçon de cm1 nommé Punpun. La fille qu’il aime vient de quitter son école mais fort heureusement une nouvelle vient d’arriver : elle s’appelle Aiko et il en est fou amoureux. Sa vie bascule le jour où son papa est envoyé en prison pour ses accès de violence sur la maman de Punpun qui finit l’hôpital, son oncle est donc venu emménager chez lui. Ses journées son partagées entre les cours, les moments complices avec Aiko et ses copains avec qui il découvre les mystères de la sexualité.

Un beau jour en regardant une vidéo X ils tombent sur le testament d’un meurtrier leur avouant qu'il a caché les corps de ses victimes avec un grosse somme d’argent dans une vieille usine pour quiconque les trouverait et révélerait la vérité... Punpun ayant besoin d’argent pour suivre Aiko qui ne peut plus supporter les bizarreries de sa famille, il décide d’y aller suivis de ses amis et d’Aiko. Pour Punpun et ses amis c’est le début d’une nouvelle aventure ! [synopsis éditeur]

 

Franchement, j'ai acheté ce tome 1 par pur hasard. J'ai été attiré par la couverture jaune poussin (toutes les couvertures sont flashy ^^). Et puis lorsque j'ai ouvert le manga, c'est de la stupeur teintée d'incompréhension qui a remplacé la curiosité. En effet le personnage principal, Punpun, ainsi que la famille de celui-ci sont représentés sous la forme d'oiseaux ! Avouez que c'est assez bizarre comme idée... D'autre part, il faut également souligné l'originalité de la narration, car l'intégralité des conversations de Punpun nous sont racontées de manière indirecte. Punpun ne s'adresse jamais au lecteur directement, et ses propos sont toujours rapportés à la troisième personne.


Bonne nuit Punpun ça raconte simplement la vie complexe que peut avoir un petit garçon qui découvre l'amour, mais qui doit aussi faire face aux autres difficultés de la vie, aux doutes, aux problèmes familiaux. Mais comme dans la vie, tout n'est pas si noir, Punpun va vivre aussi d'excellents moments avec tous ses amis. D'ailleurs, à ce sujet, la fin de ce premier volume est pour le moins mystérieuse et vous invites à lire le second tome rapidement.

A l'heure où j'écris ces lignes, j'ai lu les trois premiers volumes et je ressens une sensation assez particulière. D'un côté l'on sent bien que l'histoire est dramatique et ne va pas forcément bien se terminer, et puis d'un autre côté j'ai vraiment envie de continuer à lire le récit de la vie pas toujours rose de Punpun...

PUNPUN

Côté dessin, l'auteur utilise un trait vraiment minimaliste, voire enfantin, pour illustrer Punpun et toute sa famille. Ce qui est en totale opposition avec le dessin global soigné, maîtrisé comme sait le faire Inio Asano (Solanin, un monde formidable, le champ de l'arc-en-ciel-Nijigahara Holograph). Il faut d'ailleurs signaler au passage la qualité quasi photographique de certain arrière plan, ainsi qu'une utilisation intelligente de flou d'objectif dans quelques cases.


En tout cas, Je ne sais pas où Inio Asano va nous emmener, je ne connais pas non plus le nombre total de volumes (pour le moment 10 tomes paru au Japon) mais pour l'instant voilà une série passionnante, et cela fait bien longtemps que je n'avais pas été aussi enthousiaste au sujet d'un manga.

 

Bonne nuit Punpun - Tome 1

1 largeDe Inio Asano 

Edité par les éditions Kana / 2012

Planches: 224

 



91039

4927 p  Planche bd 17203 BONNE NUIT PUNPUN !

 

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Mercredi 6 juin 3 06 /06 /Juin 06:00

9782878270389A Sin City, il y a les beaux quartiers et les bas-fonds, les nantis et les politiciens corrompus, les flics pourris, les femmes fatales et les prostituées, les voyous et les pauvres types qui luttent tous les jours pour leur survie. Et puis il y a aussi Marv, un mec pas vraiment fréquentable, caractère instable, une tronche de tueur, un physique de Bulldozer. Marv, c'est tout ça, une sorte de brute épaisse pratiquement indestructible, froid et sanguinaire qui répond généralement à la violence par la violence. Marv est un tueur comme seuls les bas fonds d'une ville comme Sin city peuvent engendrer. Marv n'est pas un enfant de coeur. 

Mais cette nuit là, il cogite, parce qu'il se demande comment cette fille au corps de rêve à pu le suivre dans cette piaule miteuse, Goldie, c'est son nom...il s'endort...enfin. Goldie, c'était son nom...

Dans la moiteur de la nuit il se réveille et découvre que Goldie est morte durant la nuit. Et comme par hasard les flics ne tardent pas à rappliquer. Vu son casier judiciaire Marv n'a pas le choix, il doit rapidement quitter cette chambre d'hôtel minable. Goldie, c'était peut-être une fille de la nuit, mais Marv l'aimait. Et l'on ne s'attaque pas à Marv en toute impunité, l'heure de la vengeance a sonné... les ennuis commencent, ça va saigner !

 

"...Et Sin city, la sale grosse pute, elle me supplie, vautrée sur son dos et j'la prends pour tout ce qu'elle a à me donner et j'la prends encore...et encore elle me supplie...bordel, ça fait du bien de se sentir vivant."

 

Lorsque je vois le nom de Frank Miller sur une couverture, je pense indéniablement à celui qui à réussit à dépoussiérer et révéler le côté sombre de Batman au travers du fameux Batman the dark knight returns. Et je me souviens, avec pas mal de nostalgie, de sa plus célèbre création, Spawn. L'on pourrait également écrire longtemps sur 300, ou ses travaux pour Marvel (Daredevil), Dark horse, etc...

Un auteur hors norme capable de sortir des planches magnifiques comme de nous pondre un scénario somptueux qui tienne la route, ce gars sait tout faire. En tant que scénariste, il a toujours assumé le fait de mettre des thèmes comme la violence et l'insécurité au centre de ses récits. Tellement assumés qu'il tient parfois des propos très limites à ce sujet et il exprime régulièrement son point de vue sur le monde et ses positions politiques que je suis loin de partager. Mais disons que c'est une autre histoire...quoique.

 

millerombres-2

SinCityV1HardGoodbyeFCSin city ne déroge pas à la règle car la violence et au coeur du récit. Et c'est peu dire tant l'hémoglobine est présente à chaque page. Toutefois, Le noir et blanc atténue un peu ce côté violent, et j'ai presque envie de dire malheureusement même si c'est justement ce noir et blanc qui offre à l'album une atmosphère intense et lourde (je pense à certains jeux d'ombres somptueux). Disons que quelques touches de couleurs ça et là aurait peut-être amenées un petit plus, un peu comme dans le film éponyme co-réalisé par Frank Miller lui-même. Mais c'est un détail car Miller fait preuve d'une véritable maîtrise graphique, et si le dessin est bluffant, que dire du découpage cinématographique tout bonnement génial. 

Côté scénario, c'est également une réussite, Miller réussit une prouesse en rendant le personnage de Marv sympathique aux yeux du lecteur, qui ne connaît aucun répit tout au long des 200 pages qui vous emmènent vers un final éblouissant. Il y a peu de choses à dire, mis à part qu'il m'a été difficile de lâcher ce comics avant la fin, du grand Frank Miller. Il est évident que je lirais la suite, Sin city est une référence du genre. A lire donc !

 

[Extrait] "ça vaut la peine de mourir"

"ça vaut la peine de tuer"

"ça vaut la peine d'aller en enfer"

"Amen"

 

 

Sin city - 1.The hard goodbye (simplement Sin city dans la version française)

9782878270389De Frank Miller

Edité par les éditions Rackham / 2000

Planches: 195


 

Baladez-vous sur...

Le site officiel de Frank Miller (au contenu douteux)

Le blog K.BD (pour vous faire une meilleure idée de l'album)


 

Sin City-Episode 06 p08

 


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Jeudi 31 mai 4 31 /05 /Mai 06:00

Couverture bd 97823594701786 mois, c'est à peu de chose prés le temps qui me sépare de mon dernier article...Disons de ma dernière chronique d'album. 6 mois chargés d'expériences et de découvertes en tout genre.

Entre le festival d'Angoulême en compagnie des copains de K.BD et un voyage de presque 1 mois complet au Japon, je n'ai pas eu le temps, et l'envie peut-être aussi, d'écrire sur mon blog. Pourtant ce ne sont pas les lectures qui manquent !

De la même manière, j'ai quelques peu délaissé mes amis de K.BD pour les lectures ainsi que les synthèses du dimanche.

Mais je tente de relancer la machine (un peu rouillée ^^) en vous proposant la chronique de voyage au Japon, un très beau livre de Rèmi Maynègre et Sandrine Garcia paru aux éditions CFSL Ink.

 

Pour une reprise, ce choix d'album n'est pas anodin, d'abord parce que comme je le dis juste au dessus, je suis partis au Japon durant un peu plus de trois semaines et que je trouvais intéressant de pouvoir comparer les magnifiques aquarelles  de Rèmi et les anecdotes de Sandrine avec ce que j'avais pu voir ou ressentir "in situ".

Et ensuite parce que j'ai rencontré Sandrine Garcia et Rèmi Maynègre pendant le festival d'Angoulême. Je dois dire que ce fût une rencontre très sympa et enthousiasmante, tant ma femme et moi étions impatient de partir et découvrir de nos yeux tout ce dont nous entendions parler ou que nous ne pouvions voir jusque là que dans les mangas, animés et autres reportages.

Je me souviens encore des nombreux conseils et anecdotes que les deux auteurs (mari et femme dans la vie) nous ont donné pendant presque une heure (le temps de la dédicace !!) et qui se sont avérés trés utiles pour notre propre voyage. 

Bref, un beau livre, des auteurs sympa, ça méritait quand même un petit article !

 

Ce livre, c'est le récit du voyage de noces de Sandrine et Rémi. Voyage qui a eu lieu  entre septembre et octobreTokyo-Shinjuku02 2008 de Tokyo à Kyoto en passant par Nara entre autres. Ce premier volume est entièrement consacré à la ville de Tokyo, la gigantesque et extravagante capitale Nipponne.

Tout au long des 130 pages du livre, l'on découvre, entre fresques magistrales sur doubles pages et anecdotes, toute la magie de cette cité.  Un carnet de voyage qui vous fait découvrir l'inévitable quartier de  Shinjuku où se côtoie de nombreux gratte-ciel autour du siège du gouvernement métropolitain de Tokyo. Un édifice colossal (240m) qui vous permet d'avoir une vue imprenable sur la ville et le Fujiyama (par temps clair) en vous rendant au 45ème étage. Il y a également un passage sur Akihabara (Electric Town) où tout bon otaku, geek et autre passionné de manga doit se rendre. Un quartier connu également pour ses Maid café dans lesquels vous êtes servi par de jeunes serveuses Kawaii (mignonne) en tenue de domestique...ça vaut le détour ! Le quartier d'Asakusa est également à l'honneur avec son temple proche du célèbre parc d'Ueno.

porte-bonheur

Évidemment ce livre ne s'intéresse pas seulement à la géographie des lieux. Car lire voyage au Japon, c'est aussi le moyen de découvrir la vie et la culture Japonaise, au travers d'anecdotes et de quelques pages consacrées aux Maneki Neko, patchinko, ou encore aux fameux toilettes...Et c'est aussi une rencontre avec les gens au gré de leurs pérégrinations...il y a vraiment une foule de chose à voir dans voyage au Japon ! C'était d'ailleurs l'une des volontés majeure de Rémi et Sandrine, permettre au lecteur de s'immerger dans la culture Nipponne et plus particulièrement ici dans la vie quotidienne des tokyoïtes comme eux même ont souhaité le faire.

 

Tokyo-Yanaka08Graphiquement, que dire, mis à part que les aquarelles de Rémi sont justes somptueuses. Elles ont généralement été crées à partir de photos prises pendant le séjour. Il y a vraiment des doubles pages à tomber. J'apprécie également le fait que Rémi n'est pas croqué que les sites touristiques mais aussi ces petites rues charmantes en contradictions totales avec les grands quartiers bondés et que seule votre curiosité vous fera découvrir. Le tout est agrémenté de cartes, ainsi que des lignes de métro. Une excellente idée qui permet au lecteur de se situer.

Je me suis replongé dans cet ouvrage pour faire cet article et j'avoue avoir pris un plaisir énorme à revoir, en dessin, ce que j'avais vu sur place. Nostalgique ? oui sans nul doute. Merci à Rémi Maynègre et Sandrine Garcia pour ce très beau livre qui nous permet de nous souvenir un peu plus et de se sentir encore un peu là-bas.

 

Je pense ne pas être le seul à attendre la suite de ce périple. Apparemment les prochains livres seront consacrés à Kyoto (une ville que j'ai adoré ! - Dans lequel nous devrions forcément voir figurer Nara et ses daims en liberté ^^) puis à Koya-san (vers Osaka). 

Un livre à posséder pour tous les passionnés du Japon, de voyage ou tout simplement si vous êtes curieux de découvrir un pays magnifique.

 

Dans le même genre, jetez-vous également sur Tokyo Sanpo et Manabe Shima de Florent Chavouet. Et puisque nous parlons du Japon, n'oubliez pas aussi que Magnitude 9 (CFSL Ink) est toujours en vente. Un projet auquel à participé Rémi Maynègre d'ailleurs. Achetez-le également, c'est beau et c'est pour la bonne cause !


Voyage-au-japon-1

Voyage au Japon

Couverture bd 9782359470178De Rémi Maynègre et Sandrine Garcia 

Edité par les éditions CFSL Ink / 2012

Planches: 130


 

Baladez-vous sur...

Le Blog de Rémi Maynègre

La page Facebook de voyage au Japon

La page consacré à Magnitude 9  

La boutique CFSL Ink

tokyo asakusa sensoji03-800x600  Tokyo-Shinjuku03
  tokyo nippori pachinko-800x600  

La dédicace de Rémi et Sandrine à Angoulême.

dedicace Rémi Maynegre

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Vendredi 16 mars 5 16 /03 /Mars 10:57

13063-13033.main p

 

Pour célébrer cet artiste, nous nous étions interressé sur K.BD à l'intégrale de l'Incal, certainement l'une de ses plus belles créations. Un article que nous avons publié diamanche 11 mars, il y a parfois des hasards malheureux...

 

Lire l'article de K.BD

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Lundi 28 novembre 1 28 /11 /Nov 07:00

doomboy-bd-volume-1-simple-28049D. est un adolescent assez solitaire. Pourtant il a deux amis qui lui sont fidèle, Sepelium, son meilleur pote et Elsy la petite chienne de sa petite amie Anny qui vient de mourir. Complètement effondré par cette disparition, il se réfugie dans la musique Rock en passant une audition pour intégrer un groupe. Mais là encore, il connaît une grosse désillusion en se faisant virer par le leader, Rick, qui estime qu'il n'a aucun talent, ce qui déclenche une bagarre très violente à grand coups de guitares dans les dents. 

Inconsolable et ressentant un vide immense depuis la disparition d'Anny, D. décide qu'à partir de maintenant il ne jouera de la guitare que pour Anny, devant l'océan. Il essaie, grâce à un émetteur radio, et avec l'aide Sepelium d'envoyer sa musique vers sa bien aimée, par-delà les nuages. Il se met alors à jouer des rifs endiablés, sans savoir que toute la ville capte sa musique.

Une légende commence à naître tout doucement, et tout le monde aimerait savoir qui est ce musicien connu sous le pseudo de Doomboy qui inonde les ondes de sa musique unique et envoûtante.

 

[Extrait] "-Salut m'man.

 -D., assieds-toi, j'ai quelque chose à te dire.

 -Quoi ?

 -La mère d'Anny a appelé...

  Elle ne s'est pas réveillée à l'hôpital...Je suis désolée."

 

Doomboy est l'oeuvre d'un auteur Mexicain, Tony Sandoval. Un auteur à qui l'on doit également Nocturno (en 2 tomes) ou Un regard par-dessus l'épaule. Avec Doomboy, l'auteur aborde à nouveau un thème qui lui est cher, la mort. Ici c'est celle d'Anny, la petite copine de D., disparue bien trop tôt et qui laisse un vide immense dans la vie du jeune garçon. Un vide que l'auteur illustre en représentant D avec un trou dans le corps.

Mais Doomboy n'est pas un récit aussi triste qu'il n'y parait, car l'album raconte essentiellement une histoire d'amour avec un grand "A", et le fait que D. ne puisse exprimer ses sentiments qu'en jouant sa musique, se révèle très touchant.

Graphiquement, le trait parait simple, mais Dieu que c'est beau. Tony Sandoval nous en met plein la vue avec ces couleurs, ces représentations oniriques et ces doubles pages à tomber.

Doomboy est une réussite à tous points de vue. Le récit peut paraître un peu léger, certes, mais le sujet est traité avec une telle maestria, que j'en suis resté bouche bée.

Une BD que j'ai découvert grâce à Lunch du site Ben dis...! et franchement, pour moi, c'est l'un de mes coups de coeurs de cette année 2011, c'est juste excellent.

 

doomboy-bd-volume-1-simple-28049Doomboy

De Tony Sandoval 

Edité par les éditions Paquet / 2011 

Planches: 128

9782888904380.pt01doomboy02

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Jeudi 17 novembre 4 17 /11 /Nov 07:00

9782848652184 1 751935, dans le Mississipi, Edward Ray Cochran déambule dans la campagne, guitare à la main en chantant un air de blues. Il rêve de vivre de sa musique. Et pour cela il a tout quitté, maison, femme enceinte et amis. Se reposant adossé à un arbre, il est accosté par un certain Robert Jonhson, lui aussi accompagné de sa guitare. Il ne faut pas longtemps pour que Robert fasse une démonstration de son talent de bluesman à Edward. Dégoûté par la performance à laquelle il vient d'assister, et surtout découragé par les critiques de Robert à son égard, mais néanmoins déterminé, celui-ci décide de poursuivre son chemin vers la ville pour devenir le grand...Météor Slim ! Le problème, c'est qu'il va se rendre compte que le chemin est long pour devenir un grand bluesman.

Un chemin sur lequel il va, d'ailleurs, croiser régulièrement Robert Johnson qui lui donnera des conseils sur sa manière de jouer ou de gérer sa future carrière.

 

[Robert Johnson]

"- T'as une voix d'chiotte. Si tu veux jouer le blues, 'faut qu'tu te sortes les couilles plus que ça, frérot.

Parle de ce que tu ressens, et là tu chanteras juste.

Mes chansons sont toutes improvisées, jamais écrites. Tout peut jouer sur mon humeur.

Je parle de ces vies idiotes. L'amour, l'espoir et toutes ses foutaises...

...la vie, c'est d'la putain de merde. Tu vis si vite et tu crèves. C'est ça l'truc.

Son House chante et joue de la guitare avec une furieuse intensité. Comme si sa vie en dépendait...

...c'est trop rentré, ton truc. Déballe l'affaire, mon ami.

 Lâche tout..."

 

Météor Slim est bel et bien un personnage de fiction, rien à voir donc avec le célèbre  Eddie Cochran qui n'était 22 25 10 pas bluesman, mais plutôt adepte du rock'n'roll. Pourtant notre personnage de fiction, outre Robert Johnson (membre du tristement célèbre club des 27), croisera quelques autres grandes figures du blues comme Big Bill Bronzy ou encore Son House. L'auteur fait également allusion à Charley Patton au début de l'album.

Mais pas besoin d'aimer le blues pour apprécier cet album, car Frantz Duchazeau (Les cinq conteurs de Bagdad, Les vaincus, Lomax) à offert à ce livre une véritable ambiance, celle des bars enfumés où les femmes sont faciles et où l'alcool aide à supporter la vie des blancs. Un roadtrip de ville en ville, de bar en bar qui raconte l'histoire d'un homme dont la vie est entièrement acquise à une musique, traversant les champs de cotons guitare à la main. C'est aussi l'histoire d'un homme qui, certes, n'est pas le meilleur guitariste ni le meilleur chanteur, mais qui fait preuve d'un courage et d'une détermination sans faille pour vivre son rêve.

Bref j'ai beaucoup aimé cette bande dessinée, illustrée par le trait au fusain de Frantz Duchazeau. Et il faut bien l'avouer, aucune autre technique ne pouvait être plus appropriée pour retranscrire l'esprit du blues. Le rêve de Météor Slim est une belle découverte.

 

9782848652184 1 75Le rêve de Météor Slim

De Frantz Duchazeau 

Edité par les éditions Sarbacane / 2008 

Planches: 160

Le fond sonore est une chanson qui apparait dans l'album. "Kindhearted woman blues" est interprétée par Robert Johnson.

 

reve-de-meteor-slim-05

meteorslim

 


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Mardi 15 novembre 2 15 /11 /Nov 07:00

hideout-ki-oonSeiichi Kirishima est un écrivain plus ou moins connu. Mais depuis quelques temps, il a du mal à trouver un éditeur pour ses nouveaux récits. Cette situation professionnelle pose évidemment problème, car l'argent ne rentre plus et le couple s'endette petit à petit. Ce passage à vide est lié en majeure partie à la disparition de leur fils quelques années plus tôt. Une disparition tragique qui à eu un impact désastreux sur le couple et depuis un an, tout va mal entre Seiichi et sa femme Miki qui le tient pour responsable de la mort de leur fils.

Tentant par tous les moyens de vivre avec ce poids sur la conscience, et de faire fasse à la pression de sa femme et de sa belle famille, Seiichi fait beaucoup d'efforts, en vain. Pourtant, il décide d'emmener sa femme en vacances pour tenter une dernière fois de recoller les morceaux. Ciel bleu, soleil et sable chaud, le cadre est idyllique, mais l'ambiance reste froide entre Seiichi et Miki qui ne sembla pas vouloir lui pardonner. Dans la soirée Seiichi propose une balade vers une cascade qui selon la légende apporte le bonheur à tous ceux qui la contemple. Malheureusement, Seiichi se perds et une pluie tropicale se met à tomber. Agacée par la situation, Miki lance une salve de reproche à son mari qui craque totalement...Dans son esprit, tout devient clair, il va tuer sa femme ce soir...Il empoigne une clé à molette....Elle tente de s'enfuir , s'enfonce dans la forêt dense...Il la poursuit jusqu'à l'entrée d'une grotte, et dans laquelle ils vont vivre un véritable cauchemar.

 

Car Hideout pourrait bien ressembler à votre pire cauchemar. Masasumi Kakizaki, qui avoue avoir été beaucoup influencé par l'oeuvre de Stephen King, et que l'on connait en France pour sa série hyper réaliste Rainbow, nous livre ici un récit court (c'est toujours trop court quand c'est bon), mais terriblement intense. Une intensité, un suspens et une immersion que l'on doit avant tout à un dessin tout simplement époustouflant. Cet aspect réaliste, détaillé et pourtant si sombre du trait de Masasumi Kakizaki à vite fait de vous plonger complètement dans le récit. C'est un peu la même sensation d'étouffement, d'immersion, que j'avais eu lorsque pour la première fois j'ai lu Dragon Head. La narration n'est pas en reste, même si cela reste classique, les éléménts de compréhension du récit sont distillés par petites touches. L'on comprend plus en détail le drame qui a frappé le couple, tout en découvrant la grotte et ses habitants pour le moins "spéciaux"...

 

Si vous aimez le genre thriller horrifique, jettez-vous sur cet excellent manga qu'est hideout.

 

hideout-ki-oonHideout

De  Masasumi Kakizaki

Editeur: Ki-oon / 2011

Planches: 200

Les 21 premières pages sont dispo sur le site de Ki-oon, à cet endroit.

Chez les copains: faites un tour chez Yvan

 

PlancheS 30428


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Vendredi 11 novembre 5 11 /11 /Nov 07:00

POULET AUX Poulet aux prunes est un album de Marjane Satrapi dont on ne présente plus le fabuleux Persépolis. Un album adapté cette année (sortie le 26 octobre), pour le cinéma et réalisé en collaboration avec Vincent Paronnaud (Winshluss). On ne change pas une équipe qui gagne puisque Persépolis était déjà le fruit de cette coopération Satrapi/Paronnaud.  Et tout comme dans Persépolis, Marjane raconte une partie de son enfance en Iran et plus particulièrement une histoire inspirée de son grand-oncle Nasser Ali Khan.

 

Le récit se déroule en 1958 à Téhéran, musicien au talent reconnu de tous, Nasser Ali Khan est, depuis peu, devenu inconsolable. Lui qui vivait au travers de sa musique, il n'est plus rien depuis que son târ, son instrument de prédilection, a été cassé. Désespérément, il se met à la recherche d'un autre tar digne de son talent. Il finit par en trouver un, mais, malheureusement, Nasser n'éprouve plus le même plaisir qu'avant. Ayant perdu l'une de ses seules raisons de vivre (en dehors de sa fille Farzaneh), il décide alors de se laisser mourir.

pouletauxprunes

Si Persépolis était un récit largement axé sur la politique où Marjane Satrapi racontait son enfance au coeur de la révolution Iranienne de 1963, poulet aux prunes s'inscrit plus dans une chronique familiale en narrant les derniers jours d'un homme qui semble avoir perdu le goût de vivre en même temps que sa musique. L'on découvre d'ailleurs, petit à petit que le problème est un peu plus complexe que ce qu'il n'y parait, grâce, en partie, à un jeu de flash-back intelligemment utilisé.

Ce que j'aime particulièrement dans les récit de Marjane Satrapi, c'est cette façon qu'elle a de saupoudrer ses scénarios d'une bonne dose d'humour, malgré des thèmes épineux pas toujours simple à traiter. Côté dessin, je retrouve le style simple sans fioriture, en noir et blanc qui m'avait déjà beaucoup plu dans Persépolis.

 

Bref J'ai apprécié ce poulet aux prunes, même si je dois l'avouer je lui préfère Persépolis qui possède à mon sens un peu plus de qualités et d'intérêts.

 

POULET AUXPoulet aux prunes

De Marjane Satrapi

Editeur: L'association / 2004

Planches: 84

 

Poulet+aux+prunes+1  pouletprunes 1


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Mardi 8 novembre 2 08 /11 /Nov 10:00

Depuis la sortie du film réalisé par Spielberg, les projets autour du petit reporter foisonnent. Des projets parfois farfelus, sans originalité, mais parfois on tombe sur des trucs sympas. Comme cette vidéo d'une minute résumant l'ensemble des albums, créée par James Curran.

The Adventures of Tintin from James Curran on Vimeo.

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Lundi 7 novembre 1 07 /11 /Nov 07:00

markmillarwantedcomiccoverWesley Gibson ne mêne pas ce que l'on peut appeler une existence de rêve. Il a un boulot d'assistant de rédacteur en chef d'un journal local qui ne le passionne pas vraiment, et une patronne qui ne cesse de l'insulter. Son meilleur ami s'envoie en l'air avec sa petite amie avec qui il habite dans un quartier pourrit mal fréquenté. Bref Wesley est un mec minable menant une vie ordinaire, peu excitante, et sans grande ambition et qui se décrit lui-même comme n'étant pas une mauvaise personne, mais juste un mec ordinaire dans une mauvaise situation. Mais tout cela va changer.

Wesley va apprendre que son père qui a quitté le foyer familial alors qu'il n'était âgé que de dix-huit semaines, était le plus grand super vilain que le monde est connu. "Etait", car celui que tout le monde appelait "the killer" et qui était à la tête de la "fraternité" (une société de super-vilains), vient d'être tué.

Avant de mourir, le père de Wesley à laissé un testament dans lequel il lègue la totalité de sa fortune à son fils si et seulement si ce dernier accepte certaines conditions, dont celle de devenir lui-même un super vilain. Wesley se découvre alors un don particulier pour tuer les gens en faisant preuve d'aptitudes remarquables avec un pistolet.

 

Une fois de plus, Mark Millar (The autority, Superman: red son, Kick ass) nous gratifie d'un de ces scénarios dontwanted-02 il a le secret. Un de ces scénarios où il s'amuse à détruire les fameux codes (de moins en moins établit pourtant) des comics de super-héros. Cette fois, tous les super-héros ont disparu, ils ont perdus, et seul les super-vilains restent pour poser leur emprise sur le monde. Le récit qui nous est proposé est assez réjouissant de prime abord, largement axé sur l'action et propose de nombreux rebondissemnts. Les dialogues sont assez incisifs, jouant la carte de la provocation. A ce sujet, la première page sur laquelle Wesley vous montre son majeur vous en dit long sur le contenu du reste de l'album.

Wanted est politiquement incorrect. Si la montée en puissance de Wesley est assez jouissive, le monde dépeint relativement réaliste et les personnages pas mal travaillé, j'ai un petit goût de trop peu. Ce ton acerbe, ce côté "je met une insulte toutes les trois lignes" est un peu facile. Je ne suis pas contre la violence, mais dans le cas de wanted je la trouve parfois gratuite. 

Tout cela est illustré par un dessin de J.G Jones (Final crisis) qui, sans être mauvais, ne fait pas non plus preuve d'une grande originalité.

En bref, J'ai apprécié moyennement cet album, et si je devais comparer, je dirais que j'ai largement préféré Superman:red son ou kick ass.


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markmillarwantedcomiccover

Wanted

De Mark Millar (scénario), Jeffrey G Jones (Dessin)

Editeur: Delcourt / 2008

Planches: 136


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20080713181245 t0


 

 

Par Nico - Publié dans : Delcourt - Communauté : Planète BD
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