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Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 10:57

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Pour célébrer cet artiste, nous nous étions interressé sur K.BD à l'intégrale de l'Incal, certainement l'une de ses plus belles créations. Un article que nous avons publié diamanche 11 mars, il y a parfois des hasards malheureux...

 

Lire l'article de K.BD

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 07:00

doomboy-bd-volume-1-simple-28049D. est un adolescent assez solitaire. Pourtant il a deux amis qui lui sont fidèle, Sepelium, son meilleur pote et Elsy la petite chienne de sa petite amie Anny qui vient de mourir. Complètement effondré par cette disparition, il se réfugie dans la musique Rock en passant une audition pour intégrer un groupe. Mais là encore, il connaît une grosse désillusion en se faisant virer par le leader, Rick, qui estime qu'il n'a aucun talent, ce qui déclenche une bagarre très violente à grand coups de guitares dans les dents. 

Inconsolable et ressentant un vide immense depuis la disparition d'Anny, D. décide qu'à partir de maintenant il ne jouera de la guitare que pour Anny, devant l'océan. Il essaie, grâce à un émetteur radio, et avec l'aide Sepelium d'envoyer sa musique vers sa bien aimée, par-delà les nuages. Il se met alors à jouer des rifs endiablés, sans savoir que toute la ville capte sa musique.

Une légende commence à naître tout doucement, et tout le monde aimerait savoir qui est ce musicien connu sous le pseudo de Doomboy qui inonde les ondes de sa musique unique et envoûtante.

 

[Extrait] "-Salut m'man.

 -D., assieds-toi, j'ai quelque chose à te dire.

 -Quoi ?

 -La mère d'Anny a appelé...

  Elle ne s'est pas réveillée à l'hôpital...Je suis désolée."

 

Doomboy est l'oeuvre d'un auteur Mexicain, Tony Sandoval. Un auteur à qui l'on doit également Nocturno (en 2 tomes) ou Un regard par-dessus l'épaule. Avec Doomboy, l'auteur aborde à nouveau un thème qui lui est cher, la mort. Ici c'est celle d'Anny, la petite copine de D., disparue bien trop tôt et qui laisse un vide immense dans la vie du jeune garçon. Un vide que l'auteur illustre en représentant D avec un trou dans le corps.

Mais Doomboy n'est pas un récit aussi triste qu'il n'y parait, car l'album raconte essentiellement une histoire d'amour avec un grand "A", et le fait que D. ne puisse exprimer ses sentiments qu'en jouant sa musique, se révèle très touchant.

Graphiquement, le trait parait simple, mais Dieu que c'est beau. Tony Sandoval nous en met plein la vue avec ces couleurs, ces représentations oniriques et ces doubles pages à tomber.

Doomboy est une réussite à tous points de vue. Le récit peut paraître un peu léger, certes, mais le sujet est traité avec une telle maestria, que j'en suis resté bouche bée.

Une BD que j'ai découvert grâce à Lunch du site Ben dis...! et franchement, pour moi, c'est l'un de mes coups de coeurs de cette année 2011, c'est juste excellent.

 

doomboy-bd-volume-1-simple-28049Doomboy

De Tony Sandoval 

Edité par les éditions Paquet / 2011 

Planches: 128

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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 07:00

9782848652184 1 751935, dans le Mississipi, Edward Ray Cochran déambule dans la campagne, guitare à la main en chantant un air de blues. Il rêve de vivre de sa musique. Et pour cela il a tout quitté, maison, femme enceinte et amis. Se reposant adossé à un arbre, il est accosté par un certain Robert Jonhson, lui aussi accompagné de sa guitare. Il ne faut pas longtemps pour que Robert fasse une démonstration de son talent de bluesman à Edward. Dégoûté par la performance à laquelle il vient d'assister, et surtout découragé par les critiques de Robert à son égard, mais néanmoins déterminé, celui-ci décide de poursuivre son chemin vers la ville pour devenir le grand...Météor Slim ! Le problème, c'est qu'il va se rendre compte que le chemin est long pour devenir un grand bluesman.

Un chemin sur lequel il va, d'ailleurs, croiser régulièrement Robert Johnson qui lui donnera des conseils sur sa manière de jouer ou de gérer sa future carrière.

 

[Robert Johnson]

"- T'as une voix d'chiotte. Si tu veux jouer le blues, 'faut qu'tu te sortes les couilles plus que ça, frérot.

Parle de ce que tu ressens, et là tu chanteras juste.

Mes chansons sont toutes improvisées, jamais écrites. Tout peut jouer sur mon humeur.

Je parle de ces vies idiotes. L'amour, l'espoir et toutes ses foutaises...

...la vie, c'est d'la putain de merde. Tu vis si vite et tu crèves. C'est ça l'truc.

Son House chante et joue de la guitare avec une furieuse intensité. Comme si sa vie en dépendait...

...c'est trop rentré, ton truc. Déballe l'affaire, mon ami.

 Lâche tout..."

 

Météor Slim est bel et bien un personnage de fiction, rien à voir donc avec le célèbre  Eddie Cochran qui n'était 22 25 10 pas bluesman, mais plutôt adepte du rock'n'roll. Pourtant notre personnage de fiction, outre Robert Johnson (membre du tristement célèbre club des 27), croisera quelques autres grandes figures du blues comme Big Bill Bronzy ou encore Son House. L'auteur fait également allusion à Charley Patton au début de l'album.

Mais pas besoin d'aimer le blues pour apprécier cet album, car Frantz Duchazeau (Les cinq conteurs de Bagdad, Les vaincus, Lomax) à offert à ce livre une véritable ambiance, celle des bars enfumés où les femmes sont faciles et où l'alcool aide à supporter la vie des blancs. Un roadtrip de ville en ville, de bar en bar qui raconte l'histoire d'un homme dont la vie est entièrement acquise à une musique, traversant les champs de cotons guitare à la main. C'est aussi l'histoire d'un homme qui, certes, n'est pas le meilleur guitariste ni le meilleur chanteur, mais qui fait preuve d'un courage et d'une détermination sans faille pour vivre son rêve.

Bref j'ai beaucoup aimé cette bande dessinée, illustrée par le trait au fusain de Frantz Duchazeau. Et il faut bien l'avouer, aucune autre technique ne pouvait être plus appropriée pour retranscrire l'esprit du blues. Le rêve de Météor Slim est une belle découverte.

 

9782848652184 1 75Le rêve de Météor Slim

De Frantz Duchazeau 

Edité par les éditions Sarbacane / 2008 

Planches: 160

Le fond sonore est une chanson qui apparait dans l'album. "Kindhearted woman blues" est interprétée par Robert Johnson.

 

reve-de-meteor-slim-05

meteorslim

 


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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 07:00

hideout-ki-oonSeiichi Kirishima est un écrivain plus ou moins connu. Mais depuis quelques temps, il a du mal à trouver un éditeur pour ses nouveaux récits. Cette situation professionnelle pose évidemment problème, car l'argent ne rentre plus et le couple s'endette petit à petit. Ce passage à vide est lié en majeure partie à la disparition de leur fils quelques années plus tôt. Une disparition tragique qui à eu un impact désastreux sur le couple et depuis un an, tout va mal entre Seiichi et sa femme Miki qui le tient pour responsable de la mort de leur fils.

Tentant par tous les moyens de vivre avec ce poids sur la conscience, et de faire fasse à la pression de sa femme et de sa belle famille, Seiichi fait beaucoup d'efforts, en vain. Pourtant, il décide d'emmener sa femme en vacances pour tenter une dernière fois de recoller les morceaux. Ciel bleu, soleil et sable chaud, le cadre est idyllique, mais l'ambiance reste froide entre Seiichi et Miki qui ne sembla pas vouloir lui pardonner. Dans la soirée Seiichi propose une balade vers une cascade qui selon la légende apporte le bonheur à tous ceux qui la contemple. Malheureusement, Seiichi se perds et une pluie tropicale se met à tomber. Agacée par la situation, Miki lance une salve de reproche à son mari qui craque totalement...Dans son esprit, tout devient clair, il va tuer sa femme ce soir...Il empoigne une clé à molette....Elle tente de s'enfuir , s'enfonce dans la forêt dense...Il la poursuit jusqu'à l'entrée d'une grotte, et dans laquelle ils vont vivre un véritable cauchemar.

 

Car Hideout pourrait bien ressembler à votre pire cauchemar. Masasumi Kakizaki, qui avoue avoir été beaucoup influencé par l'oeuvre de Stephen King, et que l'on connait en France pour sa série hyper réaliste Rainbow, nous livre ici un récit court (c'est toujours trop court quand c'est bon), mais terriblement intense. Une intensité, un suspens et une immersion que l'on doit avant tout à un dessin tout simplement époustouflant. Cet aspect réaliste, détaillé et pourtant si sombre du trait de Masasumi Kakizaki à vite fait de vous plonger complètement dans le récit. C'est un peu la même sensation d'étouffement, d'immersion, que j'avais eu lorsque pour la première fois j'ai lu Dragon Head. La narration n'est pas en reste, même si cela reste classique, les éléménts de compréhension du récit sont distillés par petites touches. L'on comprend plus en détail le drame qui a frappé le couple, tout en découvrant la grotte et ses habitants pour le moins "spéciaux"...

 

Si vous aimez le genre thriller horrifique, jettez-vous sur cet excellent manga qu'est hideout.

 

hideout-ki-oonHideout

De  Masasumi Kakizaki

Editeur: Ki-oon / 2011

Planches: 200

Les 21 premières pages sont dispo sur le site de Ki-oon, à cet endroit.

Chez les copains: faites un tour chez Yvan

 

PlancheS 30428


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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 07:00

POULET AUX Poulet aux prunes est un album de Marjane Satrapi dont on ne présente plus le fabuleux Persépolis. Un album adapté cette année (sortie le 26 octobre), pour le cinéma et réalisé en collaboration avec Vincent Paronnaud (Winshluss). On ne change pas une équipe qui gagne puisque Persépolis était déjà le fruit de cette coopération Satrapi/Paronnaud.  Et tout comme dans Persépolis, Marjane raconte une partie de son enfance en Iran et plus particulièrement une histoire inspirée de son grand-oncle Nasser Ali Khan.

 

Le récit se déroule en 1958 à Téhéran, musicien au talent reconnu de tous, Nasser Ali Khan est, depuis peu, devenu inconsolable. Lui qui vivait au travers de sa musique, il n'est plus rien depuis que son târ, son instrument de prédilection, a été cassé. Désespérément, il se met à la recherche d'un autre tar digne de son talent. Il finit par en trouver un, mais, malheureusement, Nasser n'éprouve plus le même plaisir qu'avant. Ayant perdu l'une de ses seules raisons de vivre (en dehors de sa fille Farzaneh), il décide alors de se laisser mourir.

pouletauxprunes

Si Persépolis était un récit largement axé sur la politique où Marjane Satrapi racontait son enfance au coeur de la révolution Iranienne de 1963, poulet aux prunes s'inscrit plus dans une chronique familiale en narrant les derniers jours d'un homme qui semble avoir perdu le goût de vivre en même temps que sa musique. L'on découvre d'ailleurs, petit à petit que le problème est un peu plus complexe que ce qu'il n'y parait, grâce, en partie, à un jeu de flash-back intelligemment utilisé.

Ce que j'aime particulièrement dans les récit de Marjane Satrapi, c'est cette façon qu'elle a de saupoudrer ses scénarios d'une bonne dose d'humour, malgré des thèmes épineux pas toujours simple à traiter. Côté dessin, je retrouve le style simple sans fioriture, en noir et blanc qui m'avait déjà beaucoup plu dans Persépolis.

 

Bref J'ai apprécié ce poulet aux prunes, même si je dois l'avouer je lui préfère Persépolis qui possède à mon sens un peu plus de qualités et d'intérêts.

 

POULET AUXPoulet aux prunes

De Marjane Satrapi

Editeur: L'association / 2004

Planches: 84

 

Poulet+aux+prunes+1  pouletprunes 1


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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 10:00

Depuis la sortie du film réalisé par Spielberg, les projets autour du petit reporter foisonnent. Des projets parfois farfelus, sans originalité, mais parfois on tombe sur des trucs sympas. Comme cette vidéo d'une minute résumant l'ensemble des albums, créée par James Curran.

The Adventures of Tintin from James Curran on Vimeo.

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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 07:00

markmillarwantedcomiccoverWesley Gibson ne mêne pas ce que l'on peut appeler une existence de rêve. Il a un boulot d'assistant de rédacteur en chef d'un journal local qui ne le passionne pas vraiment, et une patronne qui ne cesse de l'insulter. Son meilleur ami s'envoie en l'air avec sa petite amie avec qui il habite dans un quartier pourrit mal fréquenté. Bref Wesley est un mec minable menant une vie ordinaire, peu excitante, et sans grande ambition et qui se décrit lui-même comme n'étant pas une mauvaise personne, mais juste un mec ordinaire dans une mauvaise situation. Mais tout cela va changer.

Wesley va apprendre que son père qui a quitté le foyer familial alors qu'il n'était âgé que de dix-huit semaines, était le plus grand super vilain que le monde est connu. "Etait", car celui que tout le monde appelait "the killer" et qui était à la tête de la "fraternité" (une société de super-vilains), vient d'être tué.

Avant de mourir, le père de Wesley à laissé un testament dans lequel il lègue la totalité de sa fortune à son fils si et seulement si ce dernier accepte certaines conditions, dont celle de devenir lui-même un super vilain. Wesley se découvre alors un don particulier pour tuer les gens en faisant preuve d'aptitudes remarquables avec un pistolet.

 

Une fois de plus, Mark Millar (The autority, Superman: red son, Kick ass) nous gratifie d'un de ces scénarios dontwanted-02 il a le secret. Un de ces scénarios où il s'amuse à détruire les fameux codes (de moins en moins établit pourtant) des comics de super-héros. Cette fois, tous les super-héros ont disparu, ils ont perdus, et seul les super-vilains restent pour poser leur emprise sur le monde. Le récit qui nous est proposé est assez réjouissant de prime abord, largement axé sur l'action et propose de nombreux rebondissemnts. Les dialogues sont assez incisifs, jouant la carte de la provocation. A ce sujet, la première page sur laquelle Wesley vous montre son majeur vous en dit long sur le contenu du reste de l'album.

Wanted est politiquement incorrect. Si la montée en puissance de Wesley est assez jouissive, le monde dépeint relativement réaliste et les personnages pas mal travaillé, j'ai un petit goût de trop peu. Ce ton acerbe, ce côté "je met une insulte toutes les trois lignes" est un peu facile. Je ne suis pas contre la violence, mais dans le cas de wanted je la trouve parfois gratuite. 

Tout cela est illustré par un dessin de J.G Jones (Final crisis) qui, sans être mauvais, ne fait pas non plus preuve d'une grande originalité.

En bref, J'ai apprécié moyennement cet album, et si je devais comparer, je dirais que j'ai largement préféré Superman:red son ou kick ass.


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Wanted

De Mark Millar (scénario), Jeffrey G Jones (Dessin)

Editeur: Delcourt / 2008

Planches: 136


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Par Nico - Publié dans : Delcourt - Communauté : Planète BD
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 07:00

3"

3-secondes-300x300 "3 secondes, c'est le temps pour la lumière de parcourir 900 000 km, le temps pour une balle de revolver de courir 1 km. Le temps d'une respiration. Le temps d'une larme, d'une explosion, d'un SMS.

3 secondes, c'est une énigme muette dans laquelle s'imbriquent personnages et indices. Quels sont les liens entre cet avion, ces tireurs, ce stade ? au lecteur de reconstituer le puzzle." [quatrième de couverture]

 

La lecture commence par une mise en situation. L'auteur nous explique que l'album relate "la trajectoire de la lumière dans une petite portion d'espace temps" et il nous donne quelques clés et conseils pour mieux apprécié la lecture. D'ailleurs, après avoir lu, j'ai trouvé dommage d'avoir eu ce genre d'explications, tant j'aurais voulu être jeté dans l'aventure sans savoir ce que je devais chercher.

De plus lorsque j'ai lu le quatrième de couverture, et que j'ai feuilleté l'album, j'ai d'abord été surpris. Le résumé est alléchant, intriguant, et l'on nous promet une expérience unique, enfin une expérience encore jamais vue en BD. Deuxième sentiment, je me dis qu'avec ces planches au format 3 cases par 3 (le fameux "gaufrier") sans aucun texte ou commentaire, les 66 planches de l'album vont être rapidement avalées (en 3 secondes probablement !).

 

Et finalement on se surprend à passer plusieurs secondes par case afin de ne rater aucun indice ou détail, ceci3-secondes-de-marc-antoine-mathieu afin de pouvoir répondre aux fameuses questions posées par l'auteur au début de l'album. En tant que lecteur, je me retrouve catapulté enquêteur, et pour le coup, j'ai pris beaucoup de plaisir à être, sans arrêt, case après case, baladé de miroir en miroir ou autre surface réfléchissante pour découvrir le déroulement de ces 3 secondes qui durent 66 pages.

C'est tout le paradoxe de cette BD, on pourrait croire qu'il serait rapide de raconter un passage de 3" dans une journée. Mais sur 66 planches, finalement, c'est peut-être trop lent, et bien pas du tout. Cette histoire policière séquentielle passe à la vitesse de la lumière grâce à ce mouvement perpétuel de zoom qui ne vous laisse que peu de répit.


Et comme une bonne idée ne vient jamais seule, Marc-Anthoine Mathieu (Les sous-sols du révolu, Dieu en personne) à eu l'autre excellente idée de nous faire vivre cette aventure d'une seconde manière, numérique celle-là. Vous pourrez découvrir ça sur le site www.editions-delcourt.fr/3s, et suivre ainsi le récit sous forme d'animation. cette vidéo est agrémenté d'un astucieux curseur qui vous permettra de dézoomer, de ralentir ou d'accélérer votre voyage.  Mais pour cela il faudra vous munir du code qui se trouve dans votre album .

Il faut reconnaître que le pari de Marc-Anthoine Mathieu était osé, mais c'est tellement original que ça fonctionne. Toutefois si je devais faire un tout petit reproche, je dirais que j'aurais préféré une enquête un peu plus complexe que celle qui nous est proposé et qui reste relativement simple. Malgré cela, je ne boude pas mon plaisir, 3" est une lecture surprenante, une sorte d'ovni, une expérience novatrice que tout amateur de BD doit tenter.

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De Marc-Anthoine Mathieu

Editeur: Delcourt / 2011

Planches: 66

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Par NIco - Publié dans : Delcourt - Communauté : autour de la BD
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 07:00

yesterday-manolosanctisDurant son enfance, John Duval à toujours été bercé par la musique des Beatles, que sa mère, d'origine Américaine, écoutait en boucle à la maison. De plus, John est né le 8 décembre 1980, le jour même où disparaissait un autre John célèbre, membre du fameux groupe de Liverpool. On peut dire que le groupe Anglais à marqué la vie de John, si bien qu'à l'âge de 8 ans il maîtrisait déjà une bonne partie du répertoire des quatre garçons.

C'est à l'âge de 23 ans qu'il décide de vivre aux Etats-Unis. Après avoir trouvé un logement, il décide de fêter ça en vidant quelques bouteilles. Lorsqu'il se réveille le lendemain et par un événement inexplicable et inexpliqué (enfin pour le moment) John se retrouve projeté en 1960.  S'adaptant assez facilement à cette nouvelle époque, notre visiteur du futur se lie rapidement d'amitié avec un groupe de musiciens, les Futurians. Avec son look qui sort de l'ordinaire dans cette période des sixties, John profite largement de son succès auprès des filles, et il rencontre Eli, une jeune femme branchée de New-York dont il tombe amoureux...

Mais cette histoire d'amour est à sens unique et Eli quitte rapidement John pour un jeune artiste aux paroles engagées, Bob Dylan. Broyé par la tristesse de cette séparation et rongé par la colère, John décide, par vengeance, de devenir une star de la musique en formant le groupe John Duval & the Futurians pour qui il composera des tubes comme Yesterday ou Hard day's night...

banner

"Yesterday,

all my troubles seemed so far away,
Now it looks as though they're here to stay,
Oh I believe in yesterday..."

 

C'est la première fois que j'achète un album des éditions Manolosanctis. Une maison d'édition créée en 2009 et qui a pour but de promouvoir de nouveaux talents en laissant les internautes choisir qu'elles BD ils souhaitent voir publier en version papier.

De prime abord, ce qui m'a attiré vers cet album, c'est la superbe couverture avec vernis sélectif, directementyersterday web inspiré du célèbre album "Please, please me", premier album des Beatles en 1963 (une composition qui servira de visuel pour l'album rouge).

Et puis, j'ai été séduit par le récit que propose David Blot (animateur radio sur Radio Nova), qui ne tombe à aucun moment dans le piège de faire un album sur les Beatles mais qui a réussit à véritablement construire un scénario autour du groupe en installant le héros dans cette nouvelle époque pour lui, sans prendre de raccourcis facile. Je trouve le scénario original et parfaitement illustré par le graphisme minimaliste de Jérémie Royer (La traversée). Ce premier volume se termine sur un cliffhanger assez surprenant, et je suis vraiment curieux de lire la suite des aventures de John Duval.  

 

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yesterday-manolosanctisYesterday

1. John Duval & the Futurians

De Jérémie Royer (dessin) et David Blot (scénario)

Editeur: Manolosanctis / 2011

Planches: 60

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Par ZorgBlog - Publié dans : Manolosanctis - Communauté : autour de la BD
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 07:00

9782203343061Urbicande. Une ville altière, majestueuse, conquérante. Ses lignes d’une pureté sans pareille font l’admiration de tous ; peut-être sa splendeur en fait-elle la ville des villes, dans l’univers des Cités Obscures.

Pourtant, l’urbatecte Eugen Robick, l’un des grands artisans de ce rayonnement architectural, est insatisfait. La Commission des Hautes Instances, véritable gouvernement d’Urbicande, lui refuse l’aménagement dans la cité d’un troisième pont qui, prétend Robick, rétablirait un équilibre urbain gravement menacé. C’est dans ce contexte de tension politique et émotionnelle qu’un étrange objet fait son apparition sur le bureau de Robick : une structure cubique évidée d’origine inconnue, faite d’un métal apparemment indestructible, et qui commence lentement à croître et proliférer…[synopsis éditeur]

 

La fièvre d'urbicande est le second tome de la célèbre série "les cités obscures" créée par François Schuiten et Benoit Peeters. De l'aveu même des auteurs, le monde des "cités obscures" est en réalité un continent qui "forme un ensemble disparate de cités réparties sur une anti-Terre invisible depuis notre Terre parce que située exactement en face d'elle dans l'axe du Soleil." (toujours selon les auteurs. ndr)

Pourtant a plusieurs reprises dans la série, les Terriens feront le voyage vers les cités. Car les albums des cités obscures sont bel et bien gorgés de références à notre monde et plus particulièrement sur le plan architectural. De même, derrière chaque album de Schuiten et Peeters se cache une critique de notre organisation sociale.

Dans la fièvre d'Urbicande ce cube peut être vu comme l'expression de la folie urbaine et de tous ces grands ensembles qui nous entoure et qui ne cessent de s'étendre à l'infini.  

destruction urbicandeCe cube d'acier qui ne cesse de se développer en formant un treillis de plus en plus vaste va former une passerelle entre les couches sociales de la population. Passerelle inexistante jusque là puisque la construction du troisième pont avait été annulé, la faute aux politiciens de la commission des hautes instances d'Urbicande. La politique est aussi une autre composante que Schuiten et Peeters ont inséré dans cet album. Le cube est aussi le symbole de l'impuissance des hommes face à un phénomène inexplicable scientifiquement.

Vous l'aurez compris, même si Eugen Robick est ici au coeur du scénario, ne vous y trompez pas, c'est bien la cité qui est l'élément central du récit.

 

J'avais lu l'album la tour, il y a pas mal de temps, et lorsque j'ai repris la lecture des cités obscures par la fièvre d'Urbicande, j'ai tout de suite été bluffé par le graphisme de François Schuiten. Les perspectives sont superbes et l'impression d'immensité est présente tout au long de l'album.

En tout cas, cet album m'a quelque peu réconcilié avec cette série des cités obscures qui ne m'attirait pas plus que ça jusqu'à aujourd'hui. Mais la fièvre d'Urbicande m'a donné envie de lire les autres albums. D'autant plus que les éditions Casterman font les choses très bien avec la couverture à rabat et son papier épais. Une édition de qualité pour un scénario intéressant et un dessin superbe.

 

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9782203343061Les cités obscures

2.La fièvre d'Urbicande

De François Schuiten (dessin) et Benoit Peeters (scénario)

Editeur: Casterman / 1985

Planches: 94

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cube-escape  robick-et-sophie

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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 07:00

32409794

"Les Juifs sont indubitablement une race , mais ils ne sont pas humains."

Adolf Hitler

 

maus hc0679729771%5B1%5DDans la BD, on peut passer des années à lire des albums de tous les horizons, collectionner à peu près tout ce qui se fait autour de cet art depuis pas mal d'années et pourtant avoir encore de grosses lacunes et ne découvrir certains chefs-d'oeuvre que bien tard. Et c'est mon cas sur ce coup. 

J'entends parler de Maus depuis des années et pourtant il aura fallu attendre 2011 pour que je découvre enfin cette merveille de Art Spiegelman. Parce qu' avoir Maus dans les mains, c'est bien plus que de lire une BD quelconque. C'est une des oeuvres majeures de ces dernières années saluée par la critique qui lui décernera même en 1992 le prix ultime, le Pulitzer.

Maus est le récit d'une des parties les plus sombres de l'histoire de l'humanité. Un récit intelligemment couché sur le papier par Art Spiegelman.

 

Ce dernier raconte en deux volumes ("Mon père saigne l'Histoire" et "Et c'est là que mes ennuis ont commencés")2673470436 e6045c3498 o la vie de Vladek Spiegelman (son père), rescapé des camps nazis. En fait le récit se déroule sur deux périodes, les années 30 et les années 70. Deux périodes qui correspondent à deux trames narratives, le père d'Art Spiegelman racontant sa déportation ainsi que le contexte dans lequel il vivait lors de ces années noires et les relations, parfois difficiles, que peuvent entretenir un père et son fils.

Ce qui différencie le style d'Art Spiegelman par rapport à d'autres auteurs ayant traité le sujet c'est son choix de représenter des groupes ethniques ou nationaux par des animaux. Les Juifs sont des souris ("maus" en Allemand), les Allemands par des chats,  les polonais sont des porcs, les Français sont transformés en grenouille et les Américains en chien.

Cette utilisation d'animaux anthropomorphique est une allusion directe d'Art Spiegelman à une réalité historique, car dans les années 30, la propagande nazie décrivait les Juifs comme des souris et les Polonais comme des porcs.

 

On découvre d'ailleurs en préface du tome 2, un article bouleversant paru dans le milieu des années 30 et que je vous retranscrit ici 

 

598px-Maus.svg"Mickey Mouse est l'idéal le plus lamentable qui ait jamais vu le jour...de saines intuitions incitent tous les jeunes gens indépendants et toute la jeunesse respectable à penser que cette vermine dégoûtante et couverte de saletés, le plus grand porteur de bactéries du règne animal, ne peut être le type animal idéal...Finissons-en avec la tyrannie que les Juifs exercent sur le peuple ! A bas Mickey Mouse ! Portez la croix gammée !"

(Article de journal, Poméranie, Allemagne, milieu des années 30)

 

Le premier volume installe le lecteur dans le contexte des années 30 où l'on y voit Vladek, petit représentant en textile à Sosnowiec, marié à Anja Zylberberg, face à la montée progressive du nazisme en Europe. Ils seront contraints de rejoindre les ghettos et se cacher pour éviter les milices qui arrêtent et déportent les Juifs vers les camps.

Le second tome, intitulé "Et c'est là que mes ennuis ont commencé" est essentiellement axé sur la vie à l'intérieur du camp d'Auschwitz-Birkenau. Plus que la vie, c'est plutôt la survie de Vladek et de ses compagnons d'infortunes qui y est racontée. Un second volume qui m'a fait froid dans le dos tant le récit d'Art Spiegelman relate la réalité historique avec tout ce qu'elle peut véhiculer de plus violent.

 

Bref Maus est une oeuvre formidable, humaniste et un témoignage sur la Shoah qui devrait figurer dans toute les bibliothèques et surtout celle de l'éducation nationale. Car Maus, oeuvre Américaine, pourrait tout a fait trouver sa place dans le programme scolaire Français.

 

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maus hc0679729771%5B1%5DMAUS4017318508-art-spiegelman-la-bd-francaise-sourit-l-americai

TOME 1 & 2

De Art Spiegelman

Editeur: Flammarion / 1987

Planches: 292

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Spiegelman Maus 26 1986 21

Par ZorgBlog - Publié dans : Flammarion - Communauté : autour de la BD
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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 07:00

 

9782723472272-GDécidément j'ai bien du mal à me remettre de mes vacances moi...un mois, sans publication, c'est quand même pas terrible, mais je vais m'y remettre. Je ne me suis pas non plus tourné les pouces, hein ! Mais quand même, j'ai pas fais grand chose ici ces derniers temps. Et pourtant j'en ais lu des BD récemment. Pas mal d'articles et de travail en perspective donc. Et je reprends la rédaction de billets pour vous parler un peu d'une série qui a certainement marqué votre enfance, surtout si vous avez la trentaine comme moi.


Souvenez-vous des mercredis après-midi, devant votre écran et le club Dorothée, sautillant de plaisir devant les inventions loufoques du Docteur Slump. Une série que créa Akira Toriyama au début des années 80, quelques années avant le succès planétaire de Dragon Ball (1985). Si vous ne vous souvenez pas, pas de panique vous allez pouvoir vous rattraper car les mangas sont réédités depuis 2010 dans une édition luxueuse (Ultimate édition) chez Glénat. Une bonne manière de redécouvrir une série devenue culte, certes estampillée "jeunesse" mais qui s'adresse aussi un peu aux adultes finalement.

 

En fait tout commence lorsque le Docteur Slump (Senbei Norimaki), grand inventeur, décide de créer dans sonnorimaki-senbee laboratoire une petite fille androïde de 13 ans. Aralé, est née et l'on va très vite se rendre compte que l'enfant est en réalité doté de sacrés pouvoirs. Pour la tester, Slump décide de la faire passer pour sa soeur auprès des habitants de Pingouin, une petite bourgade ma foi bien sympathique, mais particulièrement singulière si l'on s'intéresse de plus près à ses habitants. Je pourrais vous parler de Gatchan, l'angelot adopté par Aralé après un voyage temporel (une invention du Docteur !) dont la particularité est de pouvoir manger n'importe quoi sauf le caoutchouc, ou encore du grand roi Nikochan, un extraterrestre qui tente par tous les moyens de retourner sur sa planète (apparition dans le tome 2), Suppaman, un Superman d'opérette, sans pouvoir (aussi dans le tome 2) ou Mouchaman, l'homme mouche venu de l'espace qui découvre sur notre planète une nourriture fabuleuse...le caca !

Bref une galerie de personnages gravitent autour de la petite Aralé, qui va vivre des aventures toutes plus farfelues les unes que les autres, le tout saupoudré de nombreuses références à la culture Japonaise des années 80, un régal.

 

bubibinman Cette série a été le défouloir de Toriyama, mais aussi un magnifique terrain de jeu qui lui aura permis de tester bon nombre d'idées qu'il replacera quelques années plus tard et on y retrouve, en vrac, tout ce qui à fait le succès de Dragon Ball. Le graphisme tout en rondeur, les personnages et les véhicules aux proportions extravagantes (le style SD que Toriyama aime tant) , et un humour qui fonctionne encore bien. Et même si celui-ci fait la part belle au pipi-caca et à la blague facile, le côté obsédé et vicieux du Docteur amuseront les plus "vieux" d'entre nous.

 

Docteur Slump à 30 ans et pourtant c'est une série qui ne vieillit pas, c'est juste du pur bonheur de retrouver ce groupe de joyeux drille dans une somptueuse édition, à posséder absolument !

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9782723472272-GDOCTEUR SLUMP 7727 render Arale

TOME 1

De Akira Toriyama

Editeur: Glénat/2009 pour la version Ultimate

Planches: 244

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Dr Slump - Ultimate Edition 1 (planche)

Et pour se faire plaisir:

 le générique Français

 


 

En bonus, un épisode en VOSTFR

 

 

Par ZorgBlog - Publié dans : Glénat - Communauté : autour de la BD
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 07:00

Ibicus-RABATESiméon Nevzorov croupit dans une vie d'ennui peuplée de rêves de gloire et de fortune. Il ne s'offre pas le luxe de ses envies, manquant totalement de volonté et de courage. Sa route croise un jour celle d'une vieille tsigane. Elle lui révèle qu'il est né sous le signe du crâne qui parle : l'ibicus, et lui prédit : « Quand le monde s'écroulera dans le feu et le sang ( ), tu vivras des aventures extraordinaires, mais tu seras riche ! » Aussi invraisemblable qu'il y paraît, le petit cloporte sans envergure va profiter sans vergogne des affres chaotiques qui ébranlent le monde et accomplir sa prophétie.[synopsis éditeur]

 

L'action se déroule en 1917 alors que la Russie plonge dans une révolution menée par Lénine, Trotski et les Bolchéviques qui renverseront le gouvernement provisoire et s'empareront de Saint-Petersbourg, la capitale de l'époque.

Et c'est justement à Saint-Petersbourg que commence l'histoire de Siméon Nevzorov, un personnage qui va bien profiter du trouble semé par la révolution d'octobre pour améliorer son quotidien et vivre de grandes aventures en côtoyant le milieu artistique et ses dérives, consommant les femmes et la cocaïne, usurpant le titre de comte Nevzorov ou encore tombant dans les mains de révolutionnaires. Bref, nous suivons ce dandy profiteur dans une sorte de road trip qui nous emmènera jusqu'à Istanbul.

Siméon est l'anti-héros type, ambitieux, peureux mais peu scrupuleux, bref un être relativement détestable auquel l'on s'attache un petit peu quand même, car Pascal Rabaté n'a pas été tendre avec ce personnage tout droit sortit de l'imagination d' Alexis Tolstoï, un écrivain Russe né au 19ème siècle et donc sans aucun lien avec le célèbre Léon Tolstoï. La petite histoire raconte d'ailleurs que Pascal Rabaté lui-même croyait avoir acheté au puce un roman de Léon Tolstoï avant de se rendre compte que l'auteur était un Tolstoï bien moins célèbre. Ce qui n'empêcha pas l'auteur des petits ruisseaux de tomber sous le charme et d'en faire une adaptation de plus de 500 pages !

ibicus

Cinq cents pages aux graphismes époustouflants. C'est incroyable de voir comment Pascal Rabaté réussit aPascal Rabate.Ibicus donner de l'expression aux visages en utilisant le lavis noir et blanc. Rabaté joue avec cette technique d'aquarelle tout au long des quatre volumes pour notre plus grand plaisir.

Je vous conseille vivement de vous plonger dans Ibicus, c'est une réussite, d'autant plus que l'intégrale de chez Vent d'Ouest est à prix abordable.

Juste histoire de chipoter, je ne pense pas que la couverture souple soit un choix judicieux, j'étais prêt à payer un peu plus cher pour une couverture rigide plus dans l'esprit "beau livre" avec marque page en tissu (présent dans  l'intégrale actuelle)...mais bon, je chipote ! ^^

 

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Ibicus-RABATEIBICUS

L'INTEGRALE

De Pascal Rabaté

Editeur: Vent d'Ouest/2005

Planches: 530

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20051101185214 t4

Par ZorgBlog - Publié dans : Vent d'ouest - Communauté : Planète BD
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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 06:00

1087616789C'est vrai qu'en y réfléchissant bien, André Juillard et Yann n'avait jamais collaboré sur un projet. C'est maintenant chose faite au travers de ce récit que Yann avait dans ces cartons depuis un bon moment et qu'aucun éditeur ne se risquait à dépoussiérer tant le contexte géopolitique de ce scénario était sensible, et il l'est encore aujourd'hui.

Le scénariste a donc décidé de refondre totalement le récit qu'il avait imaginé plus léger il y a 20 ans, pour en faire quelque chose de bien plus sérieux et beaucoup plus axé sur la psychologie des personnages. Après de nombreuses modifications scénaristiques et de longues recherches, le projet à pris forme et le dessin s'est vu confié à André Juillard. Et en lisant l'album, je contemplais les cases (les combats aériens sont splendides) en me disant qu'aucun autre dessinateur n'aurait fait l'affaire. Juillard c'est le dessinateur spécialiste de cette époque des années 50.

 

Ici nous sommes en 1948, l'état Hébreu d'Israël vient de naître que déjà la guerre fait rage avec l'Egypte qui n'hésite pas à bombarder les populations. Parallèlement l'état juif tente de se protéger et crée des escadrons de fortune (l'armée de l'air de Tsahal), avec le peu de moyen qu'ils ont, en rapatriant de vieux avions Tchèques, les "Mezek". Des épaves volantes que Björn, le personnage principal, maîtrise comme nul autre. Il fait partie de ces mercenaires étranger qu' Israël recrute contre de grosses sommes d'argents, pour combler le manque de pilotes. Ce qui énerve au plus haut point les pilotes Israéliens qui se battent pour un idéal, eux.

Cependant nous allons vite comprendre que le beau Suédois Björn cache un terrible secret. Secret que je ne vous révélerait pas, rassurez-vous, mais qui est lié à une vérité historique, car Yann le dit lui-même, "dans cet album, tout est vrai à 80%". Une réalité historique qui permet de donner à cet album un peu plus de saveur et d'intérêt.

MEZEK © Juillard - Le Lombard--469x239

L'album fait se croiser la grande Histoire avec les "petites", celles d'amours et surtout le passé obscur de Björn, personnage énigmatique et ambigu.

J'ai trouvé cet album remarquable dans sa construction, passionnant, porté par le trait toujours aussi élégant d'André Juillard.

 

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1087616789Mezek


Scénario: Yann

Dessin: André Juillard

Editeur: Le Lombard/2011

Planches: 60 

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mezek

Par ZorgBlog - Publié dans : Le Lombard - Communauté : Planète BD
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 07:00

DeathClub Après avoir dévoré le somptueux Pinocchio ou encore les savoureux Smart Monkey et autres Monsieur Ferraille, je vous conseille fortement de faire une halte au Death Club. Une sympathique invitation de Mister Winshluss à contempler un univers morbide et ironique qui le fascine au plus haut point.

La couverture en est un excellent exemple. N'est-il pas merveilleux de voir de jolies petites têtes blondes prendre du plaisir à jouer au tennis avec une grenade...dégoupillée, cela va de soi. Une partie arbitrée par la grande faucheuse elle-même, personnage omniprésent de ce livre.

 

Lire un album de Winshluss me met généralement de bonne humeur et c'est encore le cas pour ce recueil d'histoires. Non pas que je sois quelqu'un aux tendances suicidaires, bien au contraire, je suis joyeux et plein de vie...mais j'aime ce monde noir, morbide et pourtant si drôle que Winshluss réussit à créer au travers de ces planches sans dialogue. Il est même passer maître dans cet exercice qui consiste à raconter une histoire muette. Et pour cela il s'appuie sur sa maîtrise du cadrage et du découpage qui rend l'ensemble tout à fait lisible et fluide. Quant au dessin à proprement dit, l'auteur à su modifier intelligemment le graphisme pour s'adapter aux différents récits, passant d'un trait bien gras, chargé à un style plus aérien, minimaliste ou encore réaliste.

Le tout forme un bel album réédité avec le talent qui caractérise l'excellente maison d'édition Cornélius. On notera l'ajout d'un petit poster bien sympa et humoristique qui finit de nous convaincre de la qualité de cette édition.

 

Dans Welcome to the death club, vous croiserez une multitude de personnages humains ou pas dans une dizaines de petites histoires macabres, noires et vraiment drôles.

Winshluss nous gratifie d'un album (un de plus!) époustouflant, digne successeur des Idées noires de Franquin. Si vous aimez rire de tout cet album est fait pour vous. 

 

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DeathClubWelcome to the death club


Auteur: Winshluss

Editeur: 6 pieds sous terre/2002 (Cornélius/2010 pour la présente édition)

Planches: 41 

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  deathclub1  blog-death club2

blog-death club1

Par Nico - Publié dans : Cornélius - Communauté : autour de la BD
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