Casterman

Jeudi 2 août 4 02 /08 /Août 06:00

thermae-romae-t1Thermae Romae c'est l'un des mangas les plus vendu au monde dans l'année 2011 (36 ème au classement selon le très respecté magazine Gekkan Nikkei Entertainment (voir le site Manga news), bien loin derrière les indétronables One piece et autre Naruto mais devant des séries comme Negima ou Switch Girl. Une position pour le moins intrigante lorsque l'on lit le pitch de la série, mais que je comprends mieux après la lecture des 3 premiers volumes de cette nouveauté sortie en France depuis mars 2012.

 

Le récit de Thermae Romae se déroule à Rome sous le règne de l'empereur Hadrien. A cette époque le calme règne plus ou moins sur l'empire malgré quelques mouvements à l'intérieur du pays. Rome est à son apogée territoriale et malgré une gestion despotique du pouvoir, l'empereur Hadrien n'est pas un grand amateur de la guerre. Ce qu'il l'intéresse avant tout c'est de faire de Rome la ville des arts et de la culture.

C'est dans ce décorum que l'on va suivre Lucius Modestus, un jeune architecte, dont la spécialité est la construction des bains qu'ils soient publiques ou privés. Le problème, c'est que Lucius n'a plus beaucoup d'idées originales et il a était poussé à la porte par son maître Apollodore (grand architecte de l'empereur Trajan, le prédécesseur d'Hadrien). Ses constructions sont considérées comme trop classiques aux yeux de ses contemporains qui cherchent de la nouveauté et cette situation à évidemment un impact direct sur sa situation familiale.

Cependant sa vie va être complètement bouleversée lorsqu'un jour, décidant d'aller se baigner aux thermes pour s'y décontracter, il est violemment aspiré dans le fond du bassin. Puis en quelques secondes par un inexplicable procédé, Lucius ressurgit, projeté en plein Japon du 21e siècle. D'abord déconcerté par ce qui vient de lui arriver, il va vite découvrir que cette civilisation Japonaise (Lucius les appelles les "visages plats") a une avance technologique considérable sur Rome. Lucius va donc faire régulièrement des aller-retour temporel entre le 21e siècle et la Rome antique afin de ramener une foule d'idées et d'objets qui vont faire de lui, petit à petit, l'architecte le plus en vogue de l'empire.

 

file L'idée de Mari Yamazaki lorsqu'elle a décidé de créer ce manga à été de mettre en parallèle deux cultures dans lesquelles les bains et les thermes tiennent une place prépondérante. Il est cependant plus juste de dire que les thermes étaient très prisé dans la Rome antique alors que cette tradition est encore largement inscrite dans la culture Nipponne. Et pour comprendre pourquoi l'auteure à décidé de lancer une série sur ce sujet, il faut d'abord lire la biographie de Mari Yamazaki, elle qui, Japonaise de naissance, à passé également une bonne partie de sa vie en Europe et plus particulièrement en Italie pour y étudier la peinture aux beaux-arts de Florence (lire sa biographie chez Casterman). Voilà qui peut expliquer pourquoi elle a finalement voulu raconter ce qu'elle a elle-même pu constater lors de son apprentissage des arts Italiens.


Je vous le dis tout de suite, je ne vais peut-être pas être le plus objectif des lecteurs pour donner un avis sur lethermae romae image1 début de cette série (quoique) car j'ai lu les deux premiers tomes avant de partir pour le Japon au mois d'avril et le troisième à mon retour. Alors évidemment lire Thermae Romae, m'a rappelé d'excellents souvenirs, ayant testé moi-même les bains, et autres onsens (les sources d'eau chaudes naturelles) à Yufuin dans la région d'Oita. Personnellement j'aime beaucoup cette série même si je lui trouve quelques défauts. La principale qualité du manga de Mari Yamazaki tient dans cette faculté à vous instruire. Franchement c'est une mine d'informations pour qui veut découvrir la culture Japonaise mais aussi l'histoire de l'empire Romain. Il y a des informations sur pratiquement toutes les pages et je ne vous parles pas (si je vous en parle quand même ^^) des excellentes doubles pages que l'on trouve régulièrement dans chaque manga et où Mari Yamazaki mêle informations culturelles et anecdotes personnelles. Là est le côté très positif de Thermae Romae, on apprends pas mal de choses.

Pourtant, et je vous le disais plus haut, cette série ne possède pas que des qualités. Elle a ce côté un peu répétitif. Je m'explique. En réalité l'auteure utilise toujours la même trame scénaristique : Lucius  reçoit une demande pour construire des thermes, il est confronté à un problème, il tombe à l'eau (généralement tout seul comme un grand ^^), il arrive au pays du soleil levant, découvre la solution à son problème puis revient à Rome (toujours en ce cassant la figure dans l'eau) pour mettre en oeuvre ce qu'il a vu, et tout le monde le glorifie. Vu comme ça, vous allez penser que je schématise, et bien pas tant que ça. Il y a bien ça et là un début de conspiration qui se met en place contre notre héros. Oui, être le meilleur, ça attise les jalousies, et d'autant plus lorsque l'on devient le favori de l'empereur. Mais même dans ce cas il s'en sort en glissant à la flotte...

Bref voilà quand même le défaut majeur de cette série... c'est un peu trop répétitif. Ce qui me rassure c'est qu'il n'y a que 6 volumes de prévu. Côté dessin, pas grand chose à dire, mis à part quelques petits défauts de proportion de temps en temps. Les décors sont correctement réalisés, et dans l'ensemble j'aime bien le trait le Mari Yamazaki.

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Pour conclure, je dirais que Thermae Romae est un manga destiné avant tout aux lecteurs qui souhaitent découvrir cette partie de la culture Japonaise liée aux bains et a l'hygiène de vie au Japon en général (car l'on parle aussi de nourriture ou de toilettes dans Thermae Romae). Si vous aimez l'histoire, vous pourrez également y trouver votre compte. Sinon, j'ai envie de dire, passez votre chemin sauf bien sûr si vous êtes curieux(ses). J'apprécie cette série, et je réussis à passé outre le côté répétitif pour apprécier le côté historique et culturel mais je ne pense pas que tout le monde sera dans ce cas.

 

Thermae Romae Tomes I, II, III

thermae-romae-t1album-cover-large-161789782203050822De Mari Yamazaki 

Edité par Casterman (Sakka) / 2012

Planches: 180 par tome



 

Thermae-Romae-vostfrBaladez-vous sur...

Le site " journal du Japon" où vous pouvez lire une excellente interview de Mari Yamazaki qui revient sur le succès de la série au Japon.

 You tube et l'épisode 1 (VOSTA) de Thermae Romae en anime ! (au passage je trouve la réalisation un peu bizarre) - Pas très légal tout ça, mais amusant.



 

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Vendredi 2 septembre 5 02 /09 /Sep 07:00

9782203343061Urbicande. Une ville altière, majestueuse, conquérante. Ses lignes d’une pureté sans pareille font l’admiration de tous ; peut-être sa splendeur en fait-elle la ville des villes, dans l’univers des Cités Obscures.

Pourtant, l’urbatecte Eugen Robick, l’un des grands artisans de ce rayonnement architectural, est insatisfait. La Commission des Hautes Instances, véritable gouvernement d’Urbicande, lui refuse l’aménagement dans la cité d’un troisième pont qui, prétend Robick, rétablirait un équilibre urbain gravement menacé. C’est dans ce contexte de tension politique et émotionnelle qu’un étrange objet fait son apparition sur le bureau de Robick : une structure cubique évidée d’origine inconnue, faite d’un métal apparemment indestructible, et qui commence lentement à croître et proliférer…[synopsis éditeur]

 

La fièvre d'urbicande est le second tome de la célèbre série "les cités obscures" créée par François Schuiten et Benoit Peeters. De l'aveu même des auteurs, le monde des "cités obscures" est en réalité un continent qui "forme un ensemble disparate de cités réparties sur une anti-Terre invisible depuis notre Terre parce que située exactement en face d'elle dans l'axe du Soleil." (toujours selon les auteurs. ndr)

Pourtant a plusieurs reprises dans la série, les Terriens feront le voyage vers les cités. Car les albums des cités obscures sont bel et bien gorgés de références à notre monde et plus particulièrement sur le plan architectural. De même, derrière chaque album de Schuiten et Peeters se cache une critique de notre organisation sociale.

Dans la fièvre d'Urbicande ce cube peut être vu comme l'expression de la folie urbaine et de tous ces grands ensembles qui nous entoure et qui ne cessent de s'étendre à l'infini.  

destruction urbicandeCe cube d'acier qui ne cesse de se développer en formant un treillis de plus en plus vaste va former une passerelle entre les couches sociales de la population. Passerelle inexistante jusque là puisque la construction du troisième pont avait été annulé, la faute aux politiciens de la commission des hautes instances d'Urbicande. La politique est aussi une autre composante que Schuiten et Peeters ont inséré dans cet album. Le cube est aussi le symbole de l'impuissance des hommes face à un phénomène inexplicable scientifiquement.

Vous l'aurez compris, même si Eugen Robick est ici au coeur du scénario, ne vous y trompez pas, c'est bien la cité qui est l'élément central du récit.

 

J'avais lu l'album la tour, il y a pas mal de temps, et lorsque j'ai repris la lecture des cités obscures par la fièvre d'Urbicande, j'ai tout de suite été bluffé par le graphisme de François Schuiten. Les perspectives sont superbes et l'impression d'immensité est présente tout au long de l'album.

En tout cas, cet album m'a quelque peu réconcilié avec cette série des cités obscures qui ne m'attirait pas plus que ça jusqu'à aujourd'hui. Mais la fièvre d'Urbicande m'a donné envie de lire les autres albums. D'autant plus que les éditions Casterman font les choses très bien avec la couverture à rabat et son papier épais. Une édition de qualité pour un scénario intéressant et un dessin superbe.

 

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9782203343061Les cités obscures

2.La fièvre d'Urbicande

De François Schuiten (dessin) et Benoit Peeters (scénario)

Editeur: Casterman / 1985

Planches: 94

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Mardi 21 décembre 2 21 /12 /Déc 08:00

hpLorsque l'on parle de BD d'aventure, il est impensable de faire l'impasse sur la série des Corto Maltèse, certainement l'une des séries les plus emblématiques du XXe siècle.

Corto Maltése représente pour beaucoup l'aventurier type, toujours prêt à partir à l'aventure au grès du vent (normal pour un marin) et surtout au grès de ses envies.

La première ballade qu'Hugo Pratt à imaginé, c'est celle de la mer salé, un album qui encore aujourd'hui fait rêver.

Hugo Pratt avait coutume de dire que lorsqu'il écrivait une histoire de Corto, c'était finalement un peu sa propre vie qu'il racontait...et quelle vie ! [1]

 

La ballade de la mer salée raconte l'aventure de deux jeunes gens, Caïn et Pandora Grovesnoore, les enfants d'un lord anglais et neveux de l'Amiral Grovesnoore qui dirige la flotte lancée à la recherche d'un personnage appelé le moine.

 

Perdus en pleine mer après une terrible tempête, totalement épuisés de fatigue et malades, Caïn et Pandora sont recueillis par un petit catamaran Fidjien commandé par la capitaine Raspoutine. Opportuniste de la première heure, il veut en tirer une grosse rançon, il décide donc de les ramener sur l'Escondida, une île qui n'est répertoriée sur aucune carte de l'amirauté Britannique, mais célèbre pour être le repère de pirates qui écument l'océan Pacifique et dont le chef est le fameux "moine", un personnage surprenant, à la force atlhétique et au visage dissimulé puisque constamment encapuchonné dans sa coule et dont personne ne connait réellement l'identité.

Ce dernier ravitaille les navires Allemands qui croise dans le Pacifique. Car nous sommes en 1913, et tandis que la guerre fait rage en Europe, Anglais et Allemands se battent également dans les eaux des mers du Sud et ces ravitaillements sont une aubaine pour la Kaiserliche marine

Un avantage inconcevable pour l'amirauté Britannique qui cherche désespérément à mettre la main sur cette bande de brigands.

 

Durant la traversée, l'équipage du catamaran sauve également la vie de Corto Maltèse  un autre naufragé que Raspoutine connaît bien puisqu'il est l'un de ses acolytes à la solde de l'énigmatique moine.

Tout cet équipage se dirigent vers l'Escondida...

 

Chronologiquement la ballade de la mer salée est le deuxième album de la série Corto Maltèse après celui 15438 sgt kirk n1intitulé la jeunesse de Corto (qui ne paraîtra qu'en 1981 en France). Et pourtant c'est bel et bien dans cette ballade qui nous préoccupe aujourd'hui que Corto est apparu pour la première fois.

Une aventure qui a finalement lancé le personnage de Corto alors qu'il n'était destiné à l'origine qu'à rester un second rôle, Hugo Pratt préférant mettre sur le devant de la scène Pandora et Caïn, comme le montre bien la première page de la ballade de la mer salée publié dans Sgt Kirk n°1 en 1961 (voir plus bas).

Et c'est suite à une demande de Claude Compeyron alors directeur de Pif , et qui proposera à Hugo Pratt une collaboration, que l'auteur Italien choisit Corto maltèse car c'est le personnage qui, pour lui, offrait le plus de possibilités.

 

Ce qui fait la réussite de cet album, c'est avant tout la richesse des thèmes et des personnages. Le contexte de la première guerre mondiale qui s'invite dans un environnement généralement vu comme paisible et paradisiaque comme les îles Fidji ou Tonga, complexifie le scénario et l'on n'est finalement loin de la banale aventure de pirates et de leurs trésors.

La galerie de personnages est également un exemple pour qui veut faire de la BD d'aventure. Parlons de Raspoutine, un homme qui n'a que peu de scrupules, violent motivé par l'argent, un véritable mercenaires des mers . Il entretient avec Corto une relation tout à fait particulière et assez complexe

Ils sont tantôt amis lorsqu'ils ont des problèmes et tantôt les meilleurs ennemis du monde prés à se tuer (ils se menace de mort assez régulièrement dans tous les albums ^^).

Cette relation ambiguë qu'ils entretiennent est souvent à l'origine de disputes qui se finissient souvent par la phrase "un jour je te tuerais".

 

 

CortoMalteseFlag2 Corto, quant à lui, certain le dise pirate, lui se considère comme un gentilhomme de fortune. Qu'il soit héros ou anti-héros, Corto c'est l'homme que l'on a tous rêvé d'être quand nous étions gamin, courageux, beau garçon, charismatique et intelligent, toujours embarqué dans des aventures palpitantes au bout du monde, rencontrant des personnages tous plus passionnant les uns que les autres, parfois même célèbres, avec toujours la mer en décors de fond. Corto c'est Henry de Monfreid, Jack London, Joseph Kessel et Indiana Jones réunis.

Oui ce n'est pas le super-héros parfait, mais justement !!

Corto est souvent opportuniste, égoïste parfois méchant, utilisant régulièrement un humour caustique qui lui donne cet air effronté, mais il peut aussi parfois faire preuve de gentillesse, de compassion et n'hésite pas à se mettre en danger pour les gens qu'il aime...c'est finalement ça être un homme. Voilà pourquoi l'on se sent proche de ce marin à l'oreille percée.

 

Mais ces personnages et ce scénario ne serait qu'une demi réussite sans le trait à l'encre de Chine si caractéristique à Hugo Pratt. Une technique et un dessin inspiré par la-ballade-de-la-mer-salee-p-13Milton caniff (Terry et les pirates [2]) pour lequel Pratt n'a jamais caché son admiration, et avec qui il était devenu ami.

Hugo Pratt est, à juste titre, considéré comme le maître du noir et blanc, un comble pour quelqu'un qui maîtrise l'aquarelle avec tant de maestria.

Mais personnellement, et même si Hugo Pratt était un aquarelliste de génie, je pense qu'il n'y que le noir et blanc pour faire ressortir tout le talent d'écrivain du Vénitien (préférence que j'avais déjà exprimée dans mon article sur Sandokan).

 

Cette technique d'opposition du noir et blanc, et cette presque totale absence de gris font apparaîtrent un trait qui peut sembler simpliste à première vue, mais lorsque l'on se penche un peu plus sur le dessin, on découvre une complexité hallucinante. En fait la force du tracé de Pratt c'est de pouvoir saisir l'essentiel et de le retranscrire tel quel sur une feuille.

Malgré ce jeu perpétuel entre ombres et lumière, le lecteur n'est jamais perdu, chaque personnage , détail ou expression de visage est instantanément identifiable.

 

Alors si vous ne connaissez pas encore les aventures passionnantes de Corto Maltèse, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans cette oeuvre magnifique. Et pour ceux qui ont déjà lu, je ne peux que vous inviter à relire et surtout à conserver précieusement cette BD dans votre bibliothèque car Hugo Pratt était et restera un génie et la ballade de la mer salée un morceau du patrimoine mondial de la bande dessinée.

Juste indispensable !

 

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[1] Pour vivre la vie qu'à eu Hugo Pratt il faudrait pour bon nombre d'entre nous, plusieurs vies tant celle-ci fut riche de rencontres et d'évènements. C'est cette vie incroyable qui est racontée par hugo Pratt lui-même dans "En attendant Corto", un livre très enrichissant et illustré de nombreuses photos d'époque.

En attendant Corto/Vertige Graphic/1996.

 

Et puis si vous voulez en savoir encore plus, mais cette fois-ci en étant plus axé sur l'oeuvre du maître. Je vous conseille de lire l'excellent "De l'autre côté de Corto", qui reprend l'interview complète qu'Hugo Pratt  avait donné à Dominique Petitfaux durant 4 ans.

De l'autre côté de Corto/Casterman/1996.

 

[2] Une réédition de Terry et les pirates vient de voir le jour, il y a peu de temps, c'est le moment de découvrir ou redécouvrir une oeuvre qui à manqué le monde du comics et de la BD Franco-Belge.

Pour la petite histoire, c'est Hugo Pratt qui s'est occupé de la première édition intégrale en Italie.

Terry et les pirates/BD artiste/2010.

 

>>> Une édition anniversaire de la ballade de la mer salée est sortie en 2007 aux éditions Casterman, mais toujours disponible aujourd'hui.

 

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hpCorto Maltèse - 1.La ballade de la mer salée

  

Auteur: Hugo Pratt

Editeur: casterman-1975 (première publication Française)

Planches: 163

 



 

 

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14934 Pagina di apertura Sgt. Kirk n.1Dessin de la première page de la ballade de la mer salée sur lequel l'on voit bien que Corto n'était pas destiné à être un personnage de premier plan.
 20060310104152 t1
 1066212 090919111456 P1180890  14937 Il MonacoUne mise en couleur qui pour moi n'apporte rien au style d'Hugo Pratt.
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Jeudi 1 juillet 4 01 /07 /Juil 08:00

entete tueur t8

Au Vénézuela, le Tueur a temporairement fait alliance avec les Cubains et leurs intérêts, incarnés par la voluptueuse Katia. Il mène une campagne d’assassinats ciblés contre la junte militaire, afin de provoquer le retour du président élu. Quelque chose comme une croisade pour une juste cause, bien peu dans la nature du Tueur… Qu’est-il donc arrivé à l’exécuteur sans pitié ? Le fait d’avoir un enfant a-t-il finalement transformé son regard sur le monde ? Ou bien est-il simplement amoureux et manipulé par son ensorcelante Cubaine, comme le lui souffle Mariano, son éternel contact dans les milieux mafieux ? [Descriptif éditeur-Casterman]

 

Le tueur revient dans un tome 8 relativement riche, le personnage continue d'évoluer. Une évolution qui avait déjà bien débutée dans le tome 7. L'intrigue se déroule en grande partie à Cuba (comme le tome 7), même si les auteurs nous emmènes aussi au vénézuela (où vivent sa femme et son fils) ou au Canada.

Mais cette série n'est pas qu'un moyen de voyager virtuellement, c'est aussi un moyen pour les auteurs de porter un regard sur la perversité de l'homme en général. Après chaque mission, le tueur sort toujours marqué par le crime qu'il vient de perpétrer, et s'engage souvent dans des réflexions philosophiques et cyniques autour de la politique, la justice, et sur le fonctionnement du monde.

De son côté, Luc Jacamon continue de nous régaler avec ses belles planches colorées.

En gros la qualité ne faiblit pas et vivement le tome 9, car à la fin de ce dernier opus, le tueur est face à un très gros problème qui pourrait bien provoquer un tournant dans la série.

 

N.D.R: apparemment, David Fincher aurait acheté les droits de la série pour en faire une adaptation au cinéma, avec entre autre, Brad Pitt.

 

Chroniques-2010 6940Chroniques-2010 6939

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Dimanche 27 juin 7 27 /06 /Juin 08:00

entete lefranc t21

En reportage à Hollywood pour y suivre la cérémonie des Oscars, Lefranc est témoin de la croisade agressive que mène une faction religieuse extrémiste, l’Église du Pardon et de la Foi du Révérend Blackstone, contre les milieux du cinéma, accusés de toutes les dépravations. Plusieurs accidents et attentats violents se succèdent, visant des personnalités hollywoodiennes. Lefranc soupçonne l’organisation de Blackstone de vouloir infliger à Hollywood un châtiment...[Descriptif éditeur-Casterman]

 

Cette série s'essouffle depuis quelques temps, probablement victime des alternances d'auteurs. L'intrigue qui nous intéresse ici n'est pas fameuse, c'est pas mal mou. Peu d'action donc, et des dialogues trop long qui n'apportent rien du tout au récit.

Graphiquement, on reste dans le cadre de la ligne claire, Erwin Drèze et André Taymans s'en sortent pas mal, seule petite bouffée d'air de cet album décidément décevant par rapport à "Noël noir" sortit peu de temps auparavant et scénarisé par Michel Jacquemart (qui avait aussi participé à l'excellent "Maître de l'atome" qui avait un peu relancé cette série culte). Seul les personnes voulant compléter leur collection (et c'est mon cas ^^) y trouveront finalement leur compte.

 

Chroniques-2010 6928

Chroniques-2010 6929

 


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