Vendredi 2 septembre 5 02 /09 /Sep 07:00

9782203343061Urbicande. Une ville altière, majestueuse, conquérante. Ses lignes d’une pureté sans pareille font l’admiration de tous ; peut-être sa splendeur en fait-elle la ville des villes, dans l’univers des Cités Obscures.

Pourtant, l’urbatecte Eugen Robick, l’un des grands artisans de ce rayonnement architectural, est insatisfait. La Commission des Hautes Instances, véritable gouvernement d’Urbicande, lui refuse l’aménagement dans la cité d’un troisième pont qui, prétend Robick, rétablirait un équilibre urbain gravement menacé. C’est dans ce contexte de tension politique et émotionnelle qu’un étrange objet fait son apparition sur le bureau de Robick : une structure cubique évidée d’origine inconnue, faite d’un métal apparemment indestructible, et qui commence lentement à croître et proliférer…[synopsis éditeur]

 

La fièvre d'urbicande est le second tome de la célèbre série "les cités obscures" créée par François Schuiten et Benoit Peeters. De l'aveu même des auteurs, le monde des "cités obscures" est en réalité un continent qui "forme un ensemble disparate de cités réparties sur une anti-Terre invisible depuis notre Terre parce que située exactement en face d'elle dans l'axe du Soleil." (toujours selon les auteurs. ndr)

Pourtant a plusieurs reprises dans la série, les Terriens feront le voyage vers les cités. Car les albums des cités obscures sont bel et bien gorgés de références à notre monde et plus particulièrement sur le plan architectural. De même, derrière chaque album de Schuiten et Peeters se cache une critique de notre organisation sociale.

Dans la fièvre d'Urbicande ce cube peut être vu comme l'expression de la folie urbaine et de tous ces grands ensembles qui nous entoure et qui ne cessent de s'étendre à l'infini.  

destruction urbicandeCe cube d'acier qui ne cesse de se développer en formant un treillis de plus en plus vaste va former une passerelle entre les couches sociales de la population. Passerelle inexistante jusque là puisque la construction du troisième pont avait été annulé, la faute aux politiciens de la commission des hautes instances d'Urbicande. La politique est aussi une autre composante que Schuiten et Peeters ont inséré dans cet album. Le cube est aussi le symbole de l'impuissance des hommes face à un phénomène inexplicable scientifiquement.

Vous l'aurez compris, même si Eugen Robick est ici au coeur du scénario, ne vous y trompez pas, c'est bien la cité qui est l'élément central du récit.

 

J'avais lu l'album la tour, il y a pas mal de temps, et lorsque j'ai repris la lecture des cités obscures par la fièvre d'Urbicande, j'ai tout de suite été bluffé par le graphisme de François Schuiten. Les perspectives sont superbes et l'impression d'immensité est présente tout au long de l'album.

En tout cas, cet album m'a quelque peu réconcilié avec cette série des cités obscures qui ne m'attirait pas plus que ça jusqu'à aujourd'hui. Mais la fièvre d'Urbicande m'a donné envie de lire les autres albums. D'autant plus que les éditions Casterman font les choses très bien avec la couverture à rabat et son papier épais. Une édition de qualité pour un scénario intéressant et un dessin superbe.

 

urbicande1

 

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9782203343061Les cités obscures

2.La fièvre d'Urbicande

De François Schuiten (dessin) et Benoit Peeters (scénario)

Editeur: Casterman / 1985

Planches: 94

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Par ZorgBlog - Publié dans : Casterman - Communauté : autour de la BD
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